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RCA

[Reportage] Les Centrafricains à la recherche de leurs papiers d’identité

Pendant la crise, la mairie de Bangui était occupée par des éléments de la Seleka qui ont détruit les outils informatiques et une grande partie des archives de l’état civil. (Photo d’illustration. Vue de Bangui)
Pendant la crise, la mairie de Bangui était occupée par des éléments de la Seleka qui ont détruit les outils informatiques et une grande partie des archives de l’état civil. (Photo d’illustration. Vue de Bangui) REUTERS/Siegfried Modola
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Centrafrique, la question des documents d’état civil a pris une importance particulière depuis la crise de 2013. Aujourd’hui, peu de mairies en région sont en état de fournir les documents légaux. À Bangui, la mairie les délivre, mais beaucoup d’archives ont été perdues. Il s’agit aujourd’hui pour les Centrafricains de retrouver leurs papiers d’identité pour leurs démarches du quotidien.

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Dans la cour de récréation, des jeunes jouent au foot. À l’étage du bâtiment, le directeur de l’École centre garçon, Raymond Ngboto, s’arrache les cheveux à la fin de chaque année. « Le plus souvent, nous nous confrontons à ces problèmes-là, parce qu’après les événements, beaucoup d’enfants n’ont pas d’actes de naissance et ça pose problème lors des concours et CCP. Il n’y en a pas, les parents sont bouleversés, les parents sont à la recherche de ceci, cela, et ça nous pose beaucoup de problèmes. »

À la mairie centrale, Guillaume Ngobo, 2e vice-président de la délégation spéciale de la ville de Bangui, chargé de l’état de civil, enregistre les naissances, les mariages et les décès. Des procédures spécifiques sont possibles, explique-t-il : « Les gens qui ont perdu pendant les événements tous leurs documents, ont la possibilité de faire des reconstitutions de ces documents officiels en passant par un jugement du tribunal. C’est sur cette base que nous établissons à notre niveau des copies des actes de naissance. Cela concerne un grand nombre quand même. En reconstitution, j’en reçois une petite dizaine par jour, par exemple ».

Pendant la crise, la mairie était occupée par des éléments de la Seleka qui ont détruit les outils informatiques et une grande partie des archives de l’état civil. Guillaume Ngobo, aujourd’hui, a été obligé de revenir aux traditionnels registres papier.

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