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Soudan du Sud

Soudan du Sud: un contrat de lobbying qui risque de promouvoir l’impunité

Des membres des forces de défense sud-soudanaises, anciennement appelée l'Armée populaire de libération du Soudan, lors d'une formation près de Juba, le 26 avril 2019.
Des membres des forces de défense sud-soudanaises, anciennement appelée l'Armée populaire de libération du Soudan, lors d'une formation près de Juba, le 26 avril 2019. REUTERS/Andreea Campeanu
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Human Rights Watch a révélé l’existence d’un contrat de lobbying signé entre la présidence sud-soudanaise et une société américaine de lobbying. L’accord doit notamment empêcher la création d’une cour de justice pour punir les auteurs de crimes durant la guerre civile.

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C’est un contrat de deux ans signé le 18 avril entre Juba et Gainful Solutions. Pour 3,7 millions de dollars, cette société américaine de lobbying est chargée d’aider à améliorer les relations entre le pays et l’administration Trump. Mais aussi de persuader Washington d’annuler les sanctions en vigueur contre Juba et de bloquer des sanctions potentielles.

Or, l’accord va plus loin. L’entreprise californienne doit également « retarder et au final bloquer la mise en place d’une cour hybride » au Soudan du Sud. Une institution cruciale prévue par l’accord de paix de septembre.

Nyagoah Tut Pur, la chercheuse qui a révélé l’existence du document, explique que « cette cour est un pilier pour la paix et une exigence de la population essentielle à la stabilité ».

Des diplomates américains parmi les signataires

De quoi embarrasser Washington, d’autant que parmi les signataires, on trouve l’ancien ambassadeur Michael Ranneberger, un des dirigeants de Gainful Solutions, ainsi que Timothy Towell, membre du Conseil des ambassadeurs américains.

Gordon Buay Moses Malek, représentant du Soudan du Sud aux États-Unis, dément toute volonté d’abolir la cour. Mais pour lui, la priorité est d’abord à la réconciliation et non à une justice punitive.

Il n’empêche, cette nouvelle tombe bien mal alors qu’on attend en principe le 12 mai prochain, le retour à Juba du chef rebelle Riek Machar.

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