Accéder au contenu principal
Angola

Angola: une fille de l'ex-président dos Santos affirme avoir «fui» le pays

Le Parlement angolais à Luanda (archive).
Le Parlement angolais à Luanda (archive). Rodger BOSCH / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'une des filles de l'ancien président angolais José Eduardo dos Santos dit avoir « fui » son pays après avoir été menacée par les services secrets angolais. Dans un message adressé à des journalistes angolais, Welwitschia dos Santos explique avoir quitté l’Angola pour le Royaume-Uni après qu’un ancien ministre de dos Santos a été, selon elle, « kidnappé ».

Publicité

Welwitschia dos Santos, une députée du MPLA, se trouve au Royaume-Uni, tout comme Isabel dos Santos, la fille aînée de l'ex-président. Mais contrairement à sa demi-sœur, elle n’a de cesse de critiquer l'actuel président João Lourenço, dont elle réclame la démission.

Le parti au pouvoir a décidé de suspendre son mandat parlementaire - Welwitschia dos Santos est même membre du comité central - parce qu’elle a passé plus de quatre-vingt-dix jours à l’étranger.

Mais la députée refuse de signer une quelconque lettre de démission, ce qu’elle a expliqué dans un message audio envoyé à des journalistes angolais par WhatsApp : « C’est triste d’en arriver là. Ce n’est pas moi qui vais jeter de l’huile sur le feu. Je tiens à dire au peuple angolais que je ne signerai rien. Personne ne peut être contraint à rester à l’étranger sous la menace et, ensuite, être obligé de signer une démission de son plein gré. Je suis à l'extérieur de mon pays contre mon gré. Et donc je ne vais pas signer de mon plein gré une lettre qui demande une suspension à laquelle j’ai été poussée - sous menaces et intimidations - ».

Welwitschia dos Santos dit avoir fui l’Angola après qu’un député du MPLA, Manuel Antonio Rabelais, un ancien ministre de son père, a été empêché d’embarquer à bord d’un avion pour Lisbonne. Pour la fille dos Santos, il s’agit d’un kidnapping. Pour les autorités, il s’agit d’une arrestation dans le cadre d’une procédure pour détournement de fonds.

Dans son message audio, celle que beaucoup d'Angolais appellent « Tchizé » dénonce ses « bourreaux ». Elle les incite à tomber les masques pour que tous sachent qui ils sont.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.