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Angola

Angola: la dépouille de Jonas Savimbi formellement identifiée

Jonas Savimbi, ici en 1996.
Jonas Savimbi, ici en 1996. AFP/Issouf Sanogo
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un dénouement dans l’affaire Jonas Savimbi en Angola. Il a mené la guerre civile pendant près de trois décennies. Avec 500 000 morts et 4 millions de déplacés, Savimbi et ses frères ennemis ont écrit une page sanglante de l’histoire angolaise. Mais il est aussi l'un des pères de l'indépendance. Dix-sept ans après la mort du chef rebelle nationaliste angolais, sa famille va pouvoir récupérer son corps et l’enterrer auprès des siens.

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Jonas Savimbi était surnommé « galo negro »,  le « coq noir », intelligent et intransigeant. Mais avant de sombrer dans l’opposition armée, Savimbi a porté ses convictions nationales au plus haut niveau en se battant pour l’indépendance.

Débarrassé du pouvoir colonial portugais en 1975, Savimbi espérait hériter du pouvoir. Il n'en est rien, il continue alors le combat à la tête de l’Unita, l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola.

Il bénéficie du soutien des États-Unis, qui le considèrent alors comme le rempart face aux communistes symbolisés en Angola par la présence de troupes cubaines soutenues par les Russes.

L’ancien président José Eduardo dos Santos avait toujours refusé de restituer la dépouille de Jonas Savimbi, l’un de ses plus farouches opposants. Le nouveau président João Lourenço, lui, a accepté. Mais pas facile d'y croire après dix-sept ans de requêtes à chaque fois vaines. C'était « presque trop beau pour être vrai », racontent ses enfants, qui ont demandé un test ADN pour être sûr de bien récupérer la dépouille de leur père. Les résultats sont là, il s'agit bien de Jonas Savimbi. Il sera mis en terre dans son village natal le 1er juin.

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