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RDC

Élections en RDC: retour sur les propos élogieux de Jean-Yves Le Drian

Jean-Yves Le Drian à l'Élysée, le 5 janvier 2018.
Jean-Yves Le Drian à l'Élysée, le 5 janvier 2018. REUTERS/Benoit Tessier
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s'est montré particulièrement élogieux sur le déroulement des élections pourtant très contestées en République démocratique du Congo, il a salué une vraie alternance, une élection démocratique. C'est un véritable revirement de la position française à l'égard des scrutins du 30 décembre et qui va bien au-delà de la posture prudente de l'Union européenne.

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Jusqu'ici, du côté des partenaires européens, on avait évité de parler d'alternance, de normalisation ou même d'élection démocratique. Quand l'envoyé belge pour les Grands Lacs est venu la semaine dernière pour « redynamiser » les relations au plus bas l'époque de Joseph Kabila, l'objectif était donc bien de relancer la coopération, de ne pas passer à côté d'opportunités économiques.

Mais l'envoyé belge s'est gardé de parler d'une « vraie élection démocratique » ou d'une « vraie alternance ». Après les États-Unis, la France est donc sans doute le pays occidental à avoir opéré le revirement diplomatique le plus important. Il faut se souvenir qu'au lendemain de l'annonce de la victoire de Felix Tshisekedi par la commission électorale, Jean-Yves Le Drian avait parlé d'une annonce « pas conforme aux résultats que l'on avait pu constater ça et là ».

Un mois plus tard, il parlait encore d'un « compromis à l'africaine » plutôt que d'élections. Depuis, le président Macron avait félicité son homologue Félix Tshisekedi, mais à l'instar de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas ou de l'Allemagne, Paris semblait attendre des signes clairs de changement, au-delà des effets d'annonce et mesures de décrispation.

Quel sera cet empressement français et même belge à réchauffer les relations avec Kinshasa sur la politique de l'Union européenne ? Selon une source au sein de l'UE, il faudra attendre la nomination du gouvernement, avant que le conseil de l'Union européenne ne puisse envisager une nouvelle ligne directrice à l'égard de Kinshasa.

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