RDC

Jean-Pierre Bemba annonce son retour en RDC le 23 juin

Jean-Pierre Bemba l'a annoncé lundi 3 juin sur les réseaux sociaux, il va rentrer en République démocratique du Congo le 23 juin.
Jean-Pierre Bemba l'a annoncé lundi 3 juin sur les réseaux sociaux, il va rentrer en République démocratique du Congo le 23 juin. JOHN THYS / AFP

Jean-Pierre Bemba l'a annoncé lundi 3 juin sur les réseaux sociaux, il va rentrer en République démocratique du Congo (RDC) le 23 juin. L'ancien vice-président et opposant était plutôt discret ces derniers mois. Depuis son acquittement en juin 2018 dans le dossier des crimes de guerre et crimes contre l'humanité en Centrafrique, il n'est rentré qu'une seule fois au Congo pour déposer sa candidature à la présidentielle, une candidature qui avait été invalidée. Si Jean-Pierre Bemba rentre, c'est qu'il veut s'occuper de son parti, dit-on dans son entourage.

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En 2006, le MLC de Jean-Pierre Bemba était la principale force de l'opposition, l’UDPS ayant à l'époque boycotté les élections.

Mais au lendemain des scrutins et plus encore après l'arrestation de Jean-Pierre Bemba en 2008, le régime de Joseph Kabila est parvenu à débaucher bon nombre des cadres de son parti.

De 64 députés en 2006, le MLC n'obtient que 22 sièges à l'Assemblée en 2011. Toujours 22 en 2018, mais il conteste ce résultat.

Parmi les candidats de Jean-Pierre Bemba aux dernières élections, certains espéraient que le chairman serait de retour pour la campagne électorale et peinent à comprendre pourquoi il est resté éloigné aussi longtemps du pays.
Par crainte pour sa sécurité, par défiance envers le processus électoral organisé par la CENI et aussi pour régler ses affaires, expliquent ses proches.

Mais aujourd'hui, avec le retour de Moïse Katumbi dans le pays et la montée en puissance de Martin Fayulu, il y a urgence à occuper le terrain s'il souhaite garder un rôle de premier plan dans l'opposition, explique l’un de ses cadres.

Quant à sa place dans Lamuka, la principale plate-forme de l'opposition, le président du MLC souhaiterait, selon ses proches, servir de « trait d'union » entre un Moïse Katumbi, qui reconnaît le nouveau pouvoir, et un Martin Fayulu qui continue de le rejeter.

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