Tchad

Tchad: le chef de l’État envisage la cour martiale face aux violences dans l’Est

Le président tchadien Idriss Déby le 28 août 2017 à Paris. (Photo d'illustration)
Le président tchadien Idriss Déby le 28 août 2017 à Paris. (Photo d'illustration) ludovic MARIN / AFP

Idriss Déby est revenu sur les conflits qui ont endeuillé l’Est du Tchad ces derniers temps et proposé des solutions extrêmes. Ces violences ont déjà fait des dizaines de victimes.

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En recevant les vœux de la communauté musulmane qui célébrait au Tchad, ce mardi, l’Aïd-el-Fitr, Idriss Déby est revenu sur les conflits intercommunautaires qui ont endeuillé de nombreuses familles dans l’est du pays ces dernières semaines.

Pour le chef de l’État, il faut rétablir la cour martiale pour faire peur aux Tchadiens qui préfèrent rendre justice eux-mêmes au lieu de s’en remettre aux institutions.

« Nous devons impérativement mettre un terme à cette cruauté inhumaine. » Toutes les options sont envisagées jusqu’à « l’instauration de la cour martiale », a indiqué Idriss Déby qui déplore la vendetta perpétrée par des tribus venants du Soudan à dos de chevaux, lourdement armés et qui tirent sur des agriculteurs.

La cour martiale n’est plus appliquée au Tchad depuis 1993 et c’est depuis 2016 que le pays a renoncé à la peine capitale, sauf pour les cas de terrorisme. En évoquant cette option, le chef de l’État reconnaît que la situation est assez grave à l’est du pays et nécessite des méthodes fortes.

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