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Ouganda

Ouganda: mobilisation contre Ebola dans le camp de réfugiés Imvepi

A la frontière avec la RDC, à Mpondwe, des affiches mettent en garde contre le risque Ebola, le 13 juin 2019. (Photo d'illustration)
A la frontière avec la RDC, à Mpondwe, des affiches mettent en garde contre le risque Ebola, le 13 juin 2019. (Photo d'illustration) REUTERS/James Akena
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Ouganda, le directeur général de l’OMS était en visite, ce lundi 17 juin, pour faire un bilan de la réponse à l’épidémie d’Ebola dans la région de Kasese, dans l’ouest du pays, après s’être rendu en RDC. Officiellement, il n’y a plus de malades confirmés d’Ebola sur le territoire. Néanmoins, les craintes sont présentes dans le nord-ouest du pays, à la frontière du Congo et du Soudan du Sud où les déplacements de populations sont nombreux, notamment à cause du conflit sud-soudanais.

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Un certain nombre de réfugiés passent par la RDC avant de rejoindre les camps en Ouganda. Dans le camp d’Imvepi qui accueille, aujourd’hui, près de 60 000 réfugiés et qui continue à recevoir 500 nouvelles personnes par jour en moyenne, la mobilisation est bien présente.

Des seaux d’eau chlorée sont installés un peu partout dans ce centre d’accueil d’Imvepi.

« Nous sommes inquiets parce que quand le virus Ebola arrive quelque part, il peut affecter tout le monde », souligne Felix Afayoa, responsable pour l’ONG Medical teams international.

Un processus systématique a été mis en place pour les nouveaux arrivants. Il consiste en une auscultation et un questionnaire détaillé.

« Nous soumettons les réfugiés à un questionnaire basé sur les symptômes d’Ebola comme la fièvre, les vomissements, la diarrhée, les douleurs abdominales, mal de tête, saignements par les orifices… C’est ce que nous faisons », précise un soignant.

Du côté des autorités, on prend aussi la chose au sérieux. Armitage Basikania est le commandant du camp d’Imvepi. L’essentiel, pour lui, réside dans la sensibilisation sur « comment les gens peuvent être touchés et comment éviter cela, spécialement dans les endroits où il y a beaucoup de monde. S’assurer d’éviter les contacts physiques, d’échanger les vêtements, de serrer les mains… Nous avons communiqué à propos de tout cela et nous allons continuer. Tant que nous recevrons des réfugiés, nous devons parler et encore en parler », explique-t-il.

Un cas suspect a été signalé dans un autre camp de réfugiés, la semaine dernière. Les acteurs sur le terrain demandent à avoir plus de moyens. Ici, l’équipe de l’ONG médicale en charge des contrôles ne possède qu’un seul thermomètre frontal.

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