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Algérie

Algérie: le chef d'état-major charge Abdelaziz Bouteflika

Le chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah et l'ex-président Abdelaziz Bouteflika le 11 mars 2019. (Image d'illustration)
Le chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah et l'ex-président Abdelaziz Bouteflika le 11 mars 2019. (Image d'illustration) AFP /Canal Algérie
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L’ancien chef du patronat a été condamné lundi 17 juin à six mois de prison ferme. C’est la première condamnation depuis le début des arrestations des hommes d’affaires. Ahmed Gaïd Salah, le chef d'état-major a réaffirmé que les enquêtes seraient poursuivies.

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Ahmed Gaïd Salah n’avait pas fait de déclaration depuis deux semaines. Ce lundi, il s’est attaqué à la gouvernance d’Abdelaziz Bouteflika, qu’il rend responsable de l’ampleur de la corruption.

Le chef d’état-major critique d’abord la réforme de la justice. Des « paroles en l’air » qui ont « encouragé les corrompus », selon le général.

Mais il dénonce aussi une crise économique provoquée par la mauvaise gestion. Ahmed Gaïd Salah s’en prend à certains gestionnaires qui utilisaient l’argent commun en toute impunité. Et qui ont créé des projets « sans intérêt » ayant obtenu des sommes très importantes sous forme de crédit.

Le chef d’état-major fait allusion ainsi aux chefs d’entreprise arrêtés et placés en détention provisoire au cours des dix dernières semaines, des chefs d’entreprises proches d’Abdelaziz Bouteflika.

Pour Halim Feddal, secrétaire général de l'Association nationale de lutte contre la corruption en Algérie, si « c’est vrai que ces gens sont incriminés dans des actes de corruption », les poursuites judiciaires ne peuvent pas « être faites avec les institutions de l’ancien pouvoir et avec les dispositions réglementaires de l’ancien pouvoir ». Il dénonce le manque d’indépendance d’un pouvoir judiciaire en Algérie « devenu instrumentalisé par le pouvoir exécutif » et « gangrené par la corruption ».

Avec son association, il estime que l’offensive judiciaire en cours fait « partie d’une politique de l’institution militaire […] contre le peuple algérien ». Aux yeux d’Halim Feddal, « la pression populaire est telle que le pouvoir actuel fait tout premièrement pour apaiser cette contestation et, en deuxième lieu, le peuple algérien et la jeunesse algérienne demandent la passation du pouvoir aux civils, puisque l’institution militaire ne le fait pas actuellement ». D’ailleurs, relève ce militant, « certaines personnes qui sont incriminées dans des actes de corruption, qui sont proches de l’institution militaire, n’ont pas été touchées à ce jour. Donc les poursuites sont sélectives ».

Ce lundi, Ali Haddad, l’ancien leader du patronat, en détention provisoire depuis deux mois et demi, a été condamné à six mois de prison ferme pour avoir été en possession de deux passeports biométriques. Il a été reconnu coupable de faux et usage de faux. Mais il doit encore être jugé pour d’autres chefs d’accusation.

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