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Mali

Attaques dans le centre du Mali: les habitants entre peur et envie de fuir

Sur la route de Bandiagara, au Mali. Ce cercle de la région de Mopti est régulièrement sujet à des affrontements intercommunautaires. (Image d'illustration)
Sur la route de Bandiagara, au Mali. Ce cercle de la région de Mopti est régulièrement sujet à des affrontements intercommunautaires. (Image d'illustration) Coralie Pierret/RFI
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Deux jours après deux nouvelles attaques non revendiquées à Yoro et Gangafani, deux villages dogons situés près de la frontière avec le Burkina Faso, les Maliens du centre doutent de la capacité des autorités à empêcher de nouveaux massacres.

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Comme lors des massacres de Sobane et d'Ogossagou notamment, on sait toujours assez peu de choses des attaques non revendiquées du 17 juin, car les rescapés sont difficiles à joindre.

Les autorités ont simplement communiqué pour dire qu'elles avaient dépêché les forces armées sur place pour sécuriser la zone. Mais, comme précédemment, les militaires sont arrivés après les faits et n'ont rien pu empêcher.

Le règne de la crainte et de l’impunité

Le 13 juin, le président Ibrahim Boubacar Keïta avait promis la confiscation des armes illicites dans la région, mais certains doutent de sa capacité à tenir sa promesse, car les attaques se succèdent sans que rien ne semble pouvoir endiguer cette spirale. Avec, pour résultat, l'impunité des assaillants et la peur qui hante ceux qui vivent au quotidien dans cette région.

À Bandiagara, à l'est de Mopti, des habitants ont d'ailleurs fui ces derniers jours. Cette ville se trouve loin de Yoro et Gangafani, mais reste dans le centre. Les attaques y sont nombreuses, même si elles sont d'une moindre ampleur.

Dans la région, les habitants cèdent très vite à la psychose, comme ils le disent eux-mêmes. Certains ne quittent plus la ville, par peur des attaques sur les axes routiers. D'autres, apparemment après la circulation d’une fausse rumeur, ont pris la fuite ces derniers jours. Depuis, certains sont revenus, d'autres non. Un phénomène qui illustre le climat de panique et l'insécurité qui règne dans tout le centre.

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