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RDC /ONU

Meurtre des experts onusiens en RDC: «La justice doit continuer son travail»

Zaida Catalan et Michael Sharp, experts de l'ONU assassinés en RDC.
Zaida Catalan et Michael Sharp, experts de l'ONU assassinés en RDC. RFI
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Après l'inculpation de trois agents de l'État pour le meurtre de deux experts de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC), les proches des victimes demandent à la justice militaire congolaise d'aller plus loin pour établir les faits.

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Le week-end dernier, des mois après leur arrestation, un colonel et deux inspecteurs d'un service de sécurité ont finalement été inculpés, accusés du meurtre de deux experts de l'ONU, Zaida Catalan et Michael Sharp, mais aussi de complicité avec les milices qui se revendiquaient du chef Kamuina Nsapu. Pour les autorités congolaises, comme pour l'ONU, officiellement, ce sont bien les miliciens qui sont responsables de leur mort.

Mais, pour la soeur de Zaida Catalan, beaucoup d'autres agents de l'État ont été cités dans ce dossier, ils devraient être au moins entendus et de veritables questions doivent leur être posées : « C'est un développement positif mais nous savons que l'ordre de tuer Zaida, Michael et leurs compagnons congolais est venu d'en haut. Donc, nous ne sommes pas très contents de voir que la justice militaire insiste toujours sur le fait que ces agents ont agi pour le compte des Kamuina Nsapu, qu'ils n'agissaient pas en tant qu'agents de l'État pendant le meurtre ».

« Nous espérons, poursuit la soeur de Zaida Catalan, que la justice continue son travail, qu'elle ne s'arrête pas à établir la responsabilité de Jean Bosco Mukanda ou des agents, Mambweni, Nkashama et Tshibuabua. Mais savons que tous ces gens étaient en contact avec leurs supérieurs comme les directeurs provinciaux de l'ANR et de la DGM. Les fadettes nous montrent bien que l'ancien chef de milice Jean Bosco Mukanda était en contact constant avec des militaires comme le major Mbwara. Donc, on sait qu'il y a d'autres suspects potentiels. On souhaiterait que toutes les personnes des services de sécurité, de l'armée qui étaient en contact avec eux soient sérieusement interrogés et amenés devant la cour. »

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