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Migrants

Migrants: un nouveau drame au large du Maroc

Des réfugiés et des migrants accostent, à bord d'un Zodiac noir, sur l'île grecque de Lesbos, le 18 octobre 2015. (Image d'illustration)
Des réfugiés et des migrants accostent, à bord d'un Zodiac noir, sur l'île grecque de Lesbos, le 18 octobre 2015. (Image d'illustration) AFP PHOTO / DIMITAR DILKOFF
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les naufrages ou les appels de détresse d'embarcations de fortune continuent en Méditerranée. Mercredi 19 juin, ce sont au moins 22 passagers d'un canot pneumatique parti du Maroc qui ont été portés disparus après avoir chaviré au large du Maroc, alors qu'ils étaient en route vers l'Espagne. Et en même temps, des migrants fuyant la Libye et secourus en mer sont toujours bloqués en mer à bord du navire d'une ONG au large de l'île de Lampedusa.

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Ils étaient 49 entassés à bord d'un Zodiac parti lundi de Nador, dans le nord du Maroc. Au bout de quelques heures de mer, l'embarcation a chaviré, selon les témoignages des survivants. Moteur et téléphones noyés, 27 personnes ont été secourues mardi par la marine espagnole après avoir été aperçues par un ferry. Mais 22 ont disparu au large.

Pour Helena Malena de l'ONG Caminando Fronteras, qui avait pourtant signalé leur départ du Maroc, ce drame est imputable à la mauvaise coordination entre les marines des deux rives de la Méditerranée. Mais aussi à la transformation du service public espagnol de sauvetage en mer. « Les autorités espagnoles sont en train de réduire les services de sauvetage, explique-t-elle. Il n’y a plus les moyens qu’il y avait avant pour sauver les gens dans la mer. Les personnes du service public se plaignent de ne pas pouvoir travailler comme il faut. Et c’est cela que nous dénonçons depuis les dernières décisions politiques qui transforment un service de sauvetage public en service de contrôle migratoire. »

Au large de l'Italie, dans le même temps, ils sont 43 à être toujours bloqués à bord du Sea-Watch 3, l'un des derniers navires de secours humanitaire en Méditerranée. Tous ont été secourus alors qu'ils dérivaient au large. Mais, à part une dizaine de personnes malades ou vulnérables, le ministre italien de l'Intérieur leur a formellement interdit l'accostage sur l'île de Lampedusa.

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