Accéder au contenu principal
Soudan

[Reportage] Soudan: les manifestants tentent de reprendre leur mouvement

Scène de rue à Khartoum, le 11 juin 2019.
Scène de rue à Khartoum, le 11 juin 2019. REUTERS/Mohamed Nureldin Abdallah
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Soudan, deux semaines après la répression sanglante qui a fait plus de 100 morts, des marches sont organisées quasiment tous les soirs dans différents quartiers en périphérie de Khartoum. Des petits rassemblements nocturnes, organisés par des comités de quartier qui prennent des risques en défiant les forces de sécurité.

Publicité

C’est un véritable mouvement de résistance qui s’organise dans les quartiers. Ici à Barhi, une centaine de personnes sont rassemblées sur une petite place à l’écart de la rue principale pour écouter un leader de la contestation.

Les gens sont tendus, regardent autour d’eux. Il faut dire que dans la soirée le rassemblement a été déplacé à deux reprises car les Forces de soutien rapide patrouillent le quartier, explique Sara, une militante : « Ils disent que les rassemblements sont interdits, mais nous sommes ici pour dire qu’ils ne sont pas un gouvernement légitime, et que nous n’allons pas obéir à leurs ordres…. Oui nous avons peur, ils peuvent nous tirer dessus. Certains de nos amis ont été arrêtés, battus, certains violés. Mais pour défendre notre cause, nous prenons le risque. »

Les manifestants ont érigé des barricades dans les rues avoisinantes et posté des vigiles pour donner l’alerte au cas où les forces de sécurité arriveraient.

Depuis la répression sanglante d’il y a 15 jours, la colère et la détermination ont peu à peu remplacé le choc, explique ce professeur d’université : « Nous allons continuer notre lutte, nous n’allons pas abandonner. Ce qui s’est passé a été un évènement marquant pour notre mouvement, cela l’a rendu plus fort. Parce que c’était un véritable crime contre l’humanité qu’ils ont commis. Ils ont cru nous affaiblir mais cela a renforcé notre détermination. »

Le meeting ne va durer qu’une trentaine de minutes. En partant, nous croisons les forces de sécurité à moins d’un kilomètre en train de dégager un barrage sur la rue principale.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.