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RDC

RDC: les terribles conditions de vie des déplacés arrivés à Kasenyi

Des milliers de réfugiés, comme dans ce camps de déplacés à Bunia en Ituri le 21 juin 2019, ont fui les affrontements meurtriers dans le nord de la RDC. (image d'illustration)
Des milliers de réfugiés, comme dans ce camps de déplacés à Bunia en Ituri le 21 juin 2019, ont fui les affrontements meurtriers dans le nord de la RDC. (image d'illustration) SAMIR TOUNSI / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Plus de 7 000 personnes fuyant les violences à Djugu, en Ituri, sont arrivées ces deux dernières semaines à Kasenyi, à la frontière ougandaise. Elles viennent gonfler l’effectif de plus de 2 000 déplacés qui étaient déjà installés dans cette bourgade, depuis février 2018. Ces derniers avaient également fui les conflits de Djugu. Les conditions de vie des nouveaux arrivés sont très précaires.

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Allongée à même le sol, Elisabeth, la cinquantaine révolue, est malade. Elle est arrivée ici, il y a une semaine. Elle manque de tout et passe la nuit à la belle étoile.

« Je suis terrassée par la maladie depuis un mois. Je n’ai pas des médicaments. Même sous la pluie, je me retrouve toujours ici, dehors. Mes habits sont restés au village. Ce que je demande d’abord, c’est la nourriture. Même la farine de manioc, je dis même de la farine », supplie-t-elle.

A quelques mètres d’elle, Dina rassemble des morceaux de bois pour préparer l’unique repas de la journée, pour elle et ses deux enfants.

« Nous sommes ici comme des animaux. On ne peut même pas dormir. On a des maux de tête à cause de la malaria. Cela sans compter les intempéries, la pluie surtout. Nous n’avons même pas à manger », dénonce-t-elle.

Un peu plus loin, un corps inerte gît à même le sol. C’est le premier cas de décès parmi les déplacés de cette nouvelle vague. C’est un vieil homme d’environ 60 ans qui a été agressé par de personnes non identifiées qui lui ont pris le peu d’argent qu’il avait. Il vient de succomber à ses blessures.

Bienvenu travaille pour l’organisation Carithas. Il est venu s’enquérir de la situation. « J’ai prévu une petite assistance, juste pour avoir un cercueil et des draps, le minimum pour pouvoir l’enterrer dignement », dit-il.

Nourriture, médicaments, protection… les besoins sont énormes et c’est à peine que l’assistance humanitaire se met en place.

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