Burkina Faso

Burkina Faso: les syndicats dénoncent une «politique répressive»

Vue générale de la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou.
Vue générale de la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou. REUTERS/Joe Penney/Files

Au Burkina Faso, l’Unité d’action syndicale - qui regroupe les principaux syndicats du pays - donne de la voix, au sujet de ce qu’elle considère une remise en cause des libertés. Les syndicalistes accusent le gouvernement de vouloir mettre en place un système répressif sous le couvert de la lutte contrel’insécurité et le terrorisme.

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Concernant le nouveau Code pénal, les syndicats exigent son retrait pur et simple au moment même où le Conseil constitutionnel s’est autosaisi pour examiner la conformité de ce nouveau projet avec la Constitution. Cependant, pour les organisations syndicales, la situation du pays est critique et il faut que le gouvernement prenne des mesures diligentes.

Ton ferme et message sans ambiguïté: Bassolma Bazié, porte-parole de l’Unité d’action syndicale et ses camarades entendent ainsi barrer la route à ce qu’ils considèrent comme une remise en cause progressive et flagrante des libertés démocratiques et syndicales. La récente révision du Code pénal et bien d’autres projets de loi ont été cités en exemple pour justifier leur colère.

Les syndicats exigent également la lumière sur les assassinats, fin mai, de deux membres d’une organisation de la société civile dans la région du Sahel. Ces derniers se rendaient à une rencontre avec un responsable administratif.

L’unité d’action syndicale menace d’appeler ses militants dans les rues, avec ou sans préavis, pour exiger la protection des citoyens et de leurs biens.

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