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Libye

Libye: multiplication des enlèvements attribués aux milices

Vue d'ensemble de Benghazi, en Libye (image d'illustration).
Vue d'ensemble de Benghazi, en Libye (image d'illustration). Wikipedia
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Deux jours après l’enlèvement du responsable du centre de contrôle sur l’alimentation et les médicaments de Tripoli le 16 juillet, une parlementaire a été kidnappée à Benghazi. La disparition de Siham Sergewa a été dénoncée tant par l’ONU que par les responsables de l’Ouest.

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Siham Sergewa, connue pour ses positions franches, a été enlevée par un groupe armé alors qu'elle était chez elle à Benghazi, dans l'est du pays. Son mari qui tentait d'intervenir a été violemment frappé et blessé.

La fille de l’élue affirme sur Facebook que les hommes qui ont enlevé sa mère appartiennent à une brigade suppléante de l'ANL, l'Armée nationale libyenne. D’après elle, « neuf jeunes habillés en treillis militaires et quatre autres plus âgés, habillés en jellabas et portant de longues barbes » étaient présents lors de l’agression.

► Lire aussi : Libye, « les Nations unies doivent lancer une réelle et puissante initiative »

Elle affirme aussi que « des voitures de la brigade 106 » de l'armée nationale libyenne, brigade dirigée par Khaled Haftar, le fils du maréchal, étaient devant leur maison. Sur des photos de la maison et de la voiture de l’élue, saccagée, également diffusées par sa fille, on peut voir des slogans comme « l'armée est une ligne rouge ».

Pour l'instant, les autorités de l’est libyen gardent le silence. Pour la mission de l'ONU en Libye, « faire taire les voix des femmes qui sont dans des postes de preneurs de décision ne sera pas toléré ». Siham Sergewa avait participé la veille à un débat télévisé où elle avait critiqué l'offensive de Khalifa Haftar à Tripoli dénonçant l'effusion du sang en Libye. Son intervention par téléphone, en direct, avait été brutalement coupée.

Phénomène récurrent

Deux jours plus tôt, Mohamad Hassan el Machaye sortait du domicile de ses parents situé dans le quartier d'Abou Slim à Tripoli, quand il a été enlevé de façon violente. Ce quartier est contrôlé par la milice de Ghnewa el Kikli, fidèle, elle, au ministère de l'Intérieur.

La famille de ce responsable affirme qu'il a été blessé à la jambe et tient le ministre de l'Intérieur responsable de sa sécurité. Elle appelle le gouvernement d'union nationale à agir pour le libérer. Mais celui-ci, dépendant des milices, garde toujours le silence.

Pour la famille, l'enlèvement de Mohamad Hassan el Machaye est en rapport direct avec la nature de son travail. Le centre qu'il dirige contrôle l'exportation de l'alimentation et des  médicaments. Il est intervenu récemment, à plusieurs reprises, pour empêcher l'accès des produits périmés sur le marché local.

La tribu Machachia, dont ce responsable est issu, menace de livrer une guerre à la milice responsable de cet enlèvement si son fils n'est pas libéré. Elle demande aux autorités de l'Ouest de prendre des positions similaires à celles prises pour libérer la parlementaire Siham Serguéwa.

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