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Afrique/Madagascar

Madagascar: la hausse du prix du charbon noircit le quotidien des ménages

Dans le quartier populaire d'Anbohijatovo à Antananarivo, les vendeurs de charbon, noirs de suie, proposent leur marchandise au détail ou en sacs, selon le pouvoir d'achat du client, le 1er août 2019.
Dans le quartier populaire d'Anbohijatovo à Antananarivo, les vendeurs de charbon, noirs de suie, proposent leur marchandise au détail ou en sacs, selon le pouvoir d'achat du client, le 1er août 2019. RFI/ Sarah Tetaud
Texte par : RFI Suivre
2 mn

À Madagascar depuis deux mois, le prix du charbon a subi plus de 70% d’augmentation dans certains endroits de l’île. La raison, que beaucoup ignorent, provient du durcissement des règles de coupe de bois, imposées par le nouveau gouvernement. Un coup dur pour la population pour qui le charbon est la principale source d’énergie, mais un début d’avancée pour la protection des forêts malgaches.

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Il est midi dans la capitale. Devant son fatapera, le petit réchaud traditionnel malgache à charbon de bois, cette employée de maison prépare son déjeuner. « Dans mon quartier, le prix du sac de charbon a augmenté de 1 euro (4000 ariary) du jour au lendemain. Le problème, c’est qu’on a besoin du charbon pour préparer les repas et pour se doucher. Et même si le prix augmente, quelle qu’en soit la raison, on n’a pas le choix que de continuer à l’acheter au tarif affiché. »

Une hausse des tarifs subie, que le ministre de l’Environnement, Alexandre Georget, nous explique ainsi : « si le prix du charbon a augmenté ces dernières semaines, c’est dû à la réglementation que nous avons mise en place pour stopper la coupe du bois.

Donc maintenant, pour pouvoir couper le bois, il y a des étapes à franchir. La délivrance du permis ne se fait plus comme ça. Le propriétaire du permis s’engage à reboiser une superficie bien déterminée. Un arbre coupé pour 50 à replanter. Cette superficie sera contrôlée. Et si la personne ne tient pas sa parole, elle sera blacklistée. Aujourd’hui, nous avons un budget spécial pour le reboisement et on peut ponctionner un montant pour ce contrôle. Ça, c’est une nouveauté. » 

Malgré un budget « reboisement » conséquent pour l’année à venir – 1 250 000 euros (5 milliards d’ariary)-, le ministre le concède : l’enjeu reste la sensibilisation de la population à d’autres combustibles de substitution.

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