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Bénin / Environnement

Bénin: la chasse aux sacs plastiques

Souvent abandonnés et jetés dans la nature, les sacs plastiques sont un fléau pour l'environnement.
Souvent abandonnés et jetés dans la nature, les sacs plastiques sont un fléau pour l'environnement. AFP PHOTO / FRED DUFOUR
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Bénin, l’association « Engagement action sociale » est à la pointe du combat contre les sachets plastiques. Le pays dispose d’une loi qui en interdit la fabrication, l’importation, la vente et l’utilisation depuis le 27 juin 2018. Sandra Idossou et son association mènent le combat, avec des opérations comme « Eco Running », du footing écolo. On se rassemble, on court et on ramasse les sachets qui traînent. La 10ème édition de Eco running dans les rues de Cotonou a eu lieu au début du mois avec une nouveauté cette année : l’implication de la police et de la justice.

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L’association a réussi à embarquer dans la course écolo, le procureur de la République et ses substituts, ainsi que tous les patrons de police de la ville de Cotonou. Tous ceux qui ont le pouvoir de faire respecter la loi étaient donc aux côtés des « brigades vertes » de l’association. Ils ont couru sur 6 kilomètres et ramassé 540 kilos de déchets plastiques

Sandra Idossou n’a pas réalisé ce mix au hasard. Après de longs mois de sensibilisation avec ses troupes, elle avait un message pour les autorités. « Cette répression serait plus efficace si on arrivait à arrêter tous les importateurs et les distributeurs. Il y a des gens qui se font des milliards sur le dos de l’ignorance de la population. C’est très beau d’avoir une loi, c’est encore mieux quand elle est appliquée. »

Mario Metonou, le Procureur de la République près du tribunal de première instance de Cotonou, promet la répression. Mais il a son approche et son calendrier. « Avant de commencer à poursuivre des gens pénalement, souligne-t-il, il était important de faire une action forte pour appeler leur attention sur le fait que les comportements qu’ils adoptent sont proscrits par la loi. La répression va commencer très vite. »

Selon les infractions, les contrevenants risquent de 3 à 6 mois de prison et de 5 000 à 50 millions de FCFA d’amende.

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