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Tchad

Tchad: quelles mesures pour les provinces concernées par l’état d’urgence?

Les trois provinces concernées par l'entrée en vigueur de l'état d'urgence.
Les trois provinces concernées par l'entrée en vigueur de l'état d'urgence. Google Maps
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Les dispositions de l'état d'urgence décrété en conseil extraordinaire des ministres ont été dévoilées mercredi 21 août lors d'une réunion sécuritaire qui s'est tenue à Ndjamena.

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L'état d'urgence est entré en vigueur dans trois provinces du Tchad mardi : le Sila et le Ouaddaï, deux zones touchées par des conflits communautaires meurtriers, ainsi que le Tibesti. Mercredi, le ministre de la Défense nationale et de la Sécurité, Mahamat Abali Salah, a ordonné douze mesures au total.

Des instructions qui commencent par la fermeture des frontières avec le Soudan, la Centrafrique et la Libye. « Une disposition nécessaire », a simplement justifié le ministre. Mais à en croire une source sécuritaire, l'objectif des autorités est de mettre un terme au trafic d'armes qui sévirait dans ces zones. Ainsi, des perquisitions à domicile pourront être menées et les armes en circulation récupérées.

Autres mesures fortes annoncées : l'interdiction de circuler à moto et l'instauration d'un couvre-feu de 22h à 6h du matin. Mardi, les militaires ont donc commencé à frapper à toutes les portes des provinces concernées pour réquisitionner les deux-roues. Comme à Goz Beïda, chef lieu de la région du Sila.

Le matin quand les militaires débarquent, ils vont de maison en maison pour ramasser les motos. Heureusement j'étais chez moi, car si quelqu'un n'est pas à la maison, ils cassent et ils prennent la moto.

Un habitant de Goz Beïda

Pour appliquer ces dispositions, 5 000 militaires ont été déployés dans les trois provinces concernées, selon les autorités. Des limitations qui prendront fin le 10 septembre, conformément au délai prévu par la Constitution.

Du côté de la société civile, nombreux sont ceux qui dénoncent ce qu'ils appellent déjà une « démonstration de force ». Ce qui, selon eux, entraînerait une escalade des violences.

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