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RDC / Éducation

Écoles en RDC: des parents se font rembourser les frais de scolarité

Dans une école de Kinshasa. (Photo d'illustration)
Dans une école de Kinshasa. (Photo d'illustration) RFI/Léa-Lisa Westerhoff
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Suite à une décision prise par le président Félix Tshisekedi, l'enseignement de base dans les écoles publiques congolaises sera gratuit. Résultat, des parents d'élèves retirent les acomptes qu’ils ont versés aux écoles. S'il n'y a pas de résistance dans les écoles publiques, ce n'est pas le cas dans les établissements privés qui se voient vider de leurs inscrits.

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Benjamin Mundele a le sourire aux lèvres. Ce père de famille vient de retirer d'une école catholique les centaines de dollars qu'il avait déjà avancées pour sa fillette. « Je suis venu retirer l'accompte que j'avais déjà versé à l'école. J'ai retiré 260 (dollars) ».

Benjamin exprime néanmoins sa plus grande crainte que l'État « lâche les enseignants ». Et s'interroge : « Est-ce qu'il n'y aura pas des grèves à tout moment ? Est-ce que l'État va prendre ses responsabilités ? »

Rappelons que le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel a annoncé que l’enseignement de base dans les écoles publiques gratuit et obligatoire sera effectif dès cette année scolaire.

Tour à tour, les parents récupèrent leurs acomptes. Cette gratuité instaurée par l'État vide certains établissements privés de leurs clients. Voulant retirer ses acomptes pour inscrire ses enfants dans une école publique, Armand, fonctionnaire, a fait face à une résistance de l'école. « J'ai payé 650 dollars et quand je suis allé me renseigner pour savoir si l'école va me rembourser mon argent mais l'école a dit "non". Il y a une résistance grave. Cela va mettre beaucoup de parents en difficulté », explique-t-il.

Par crainte des mouvements de grève qui pourraient éclater si l'État ne paie pas régulièrement les enseignants, plusieurs parents hésitent à rompre avec les établissements privés.

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