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Madagascar

Madagascar: peu de candidatures pour les élections municipales et communales

«—C’est exceptionnel qu’on ait eu si peu de candidatures—», analyse un cadre de la Céni (image d'illustration)
«—C’est exceptionnel qu’on ait eu si peu de candidatures—», analyse un cadre de la Céni (image d'illustration) RIJASOLO / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les élections municipales et communales se préparent. Deux communes du centre de l’île sont dépourvues de liste de conseillers municipaux ; mais le scénario redouté de « 0 candidat » pour certaines mairies a été évité. Toutefois, le nombre de candidats est bien plus faible que lors des années précédentes.

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Les électeurs des 1695 communes du pays pourront tous élire un maire le 27 novembre prochain. À condition que les dossiers de candidature soient bien validés par les institutions compétentes. La liste définitive des candidats autorisés à se présenter sera connue d’ici la fin de semaine prochaine.

Concernant le cas des deux communes qui n’ont reçu aucune liste de conseillers municipaux, la Céni fait savoir que conformément à la loi, des élections partielles devront se tenir au plus tard en mai prochain, pour permettre le fonctionnement démocratique de ces communes.

Au regard des premières données dévoilées par la Céni samedi, un phénomène se dessine nettement : le faible engouement pour ces élections, les 3e en moins d’un an. « C’est exceptionnel qu’on ait eu si peu de candidatures », analyse un cadre de la Céni. « Habituellement, les municipales et les communales, ce sont des élections qui intéressent la population puisqu’elle élit ses plus proches représentants ».

Plusieurs facteurs sont avancés par l’institution pour expliquer le peu de concurrents. D’abord, le fait que le doute ait longtemps plané sur un éventuel report du scrutin. Ensuite, le coût des cautions, nettement supérieur aux années précédentes.

Enfin, « un problème de maturité de nos partis politiques », affirme le cadre de la Céni. « Les élus sont au courant que leur mandat prend fin, mais personne ne se soucie de l’après. Il faut que les partis s’organisent mieux, préparent leurs candidats, leur base électorale. Tout ça, c’est une question d’éducation civique à la vie politique. Et on n’y est pas encore », déplore-t-il pour conclure.

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