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Gabon

Arrêté en Ethiopie, le Libano-Gabonais Hassan Jaber relâché une semaine après

Une vue aérienne de Addis-Abeba, la capitale de l'Ethiopie.
Une vue aérienne de Addis-Abeba, la capitale de l'Ethiopie. (CC)/Hansueli Krapf/Wikipédia
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Hassan Jaber, un homme d'affaire libano-gabonais, avait été arrêté le 7 septembre dernier à Addis-Abeba où il avait fait escale avant de rejoindre Libreville. Sa famille avait alors parlé « d'enlèvement ». Les autorités éthiopiennes, elles, n'ont fait aucun commentaire. Hassan Jaber a été finalement libéré le 15 septembre au soir avant de rentrer au Gabon le lendemain.Les autorités gabonaises affirment ne pas être intervenu auprès du gouvernement éthiopien pour sa libération.

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Les autorités gabonaises n'ont pas oeuvré à la libération d'Hassan Jaber, retenu pendant une semaine après son arrestation à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 7 septembre dernier, affirme Alain Claude Bilie By Nze, le ministre gabonais des Affaires étrangères. Ressortissant d'origine libanaise, l'homme d'affaire voyageait avec son passeport gabonais.

« Nous avons demandé à notre ambassadeur à Addis-Abeba de faire jouer la protection consulaire due à tout citoyen gabonais, explique Alain Claude Bilie By Nze. Il est rentré à Libreville. Nous allons nous-mêmes mener une enquête pour savoir ce qui lui est reproché exactement. Pour l'instant, aucun dossier comportant des éléments de preuves le mettant en cause n'est parvenu aux autorités gabonaises ».

Selon des sites d’informations israéliens, Hassan Jaber avait été arrêté en raison de « ses liens avec le Hezbollah ». Des allégations que dément son frère Imad Jaber, président de la communauté libanaise au Gabon. « D'après les informations que l'on a pu obtenir de lui, ce sont les agents du Mossad [services secrets israéliens] qui l'ont interrogé, affirme-t-il. Ce qui est sûr et certain, c'est que si mon frère avait des relations ou bien finançait le Hezbollah, je ne pense pas que le Hezbollah allait le laisser voyager et les agents qui l'ont interrogé n'allaient pas le laisser partir ».

Il y a deux ans, Kassem Tajeddine, un Libano-Congolais, avait, lui, été arrêté au Maroc. Accusé d'avoir financé le Hezbollah, il avait ensuite été extradé aux Etats-Unis.

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