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Tchad

Le patron de Télé Tchad suspendu

Logo de la télévision publique tchadienne.
Logo de la télévision publique tchadienne. Capture d'écran Youtube
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le directeur de la télévision nationale, Hassan Guedallah Mahamat, a été suspendu a appris mercredi 9 octobre qu'il était suspendu indefiniment par un arrêt du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Officiellement « pour manquement professionnel grave », sans plus de précision.

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Tout le monde au Tchad a vite fait de rapprocher cette sanction après un reportage d'une minute au journal télévisé du 5 octobre d'une conférence de presse du parti des Transformateurs de Succès Masra.

Société civile, opposition et journalistes en sont convaincus : c'est à cause de ce reportage, le premier du genre sur la télévisons publique, que le directeur de la télévision nationale a été suspendu. La raison ? Ce parti n'aurait pas d'existence légale, selon le pouvoir.

« Faux », lance son président Succès Masra en expliquant que la loi prévoit que si le gouvernement dépasse un délai de six mois sans avoir donné sa réponse, ce parti est tout à fait légal.

« Dans un pays qui se respecte, les médias, publics surtout, sont ouverts à toutes les sensibilités politiques. Donc nous considérons cette décision comme arbitraire. Il est évident que même les associations de la société civile qui ne sont pas encore constituées avaient eu dans le passé la latitude dans le passé de s'exprimer à la Télé Tchad », s'indigne Mahmat Nour Ibedou, de la Convention pour la défense des droits de l’homme.

Le ministre de la Communication, Oumar Yaya Hissein, estime qu'il d'une mauvaise interprétation de sa décision. « On n'a jamais dit qu'il était suspendu parce qu'on a couvert ou a fait diffuser un élément de l'opposition. Il est suspendu pour manquement professionnel grave, nous sommes dans une posture administrative, il ne faut pas faire d'amalgame. » Et d'ajouter, « ça n'est pas la première fois qu'un agent ou un responsable est sanctionné, un point c'est tout ».

De son côté, le président des Transformateurs dénonce « une brimade de plus » de la part d'un pouvoir qui craint sa nouvelle formation politique, selon lui.

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