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Soudan du Sud / États-Unis

Les États-Unis prennent des sanctions contre des hommes d’affaires sud-soudanais

Vue aérienne d'une partie de Juba, la capitale du Soudan du Sud.
Vue aérienne d'une partie de Juba, la capitale du Soudan du Sud. (CC)/USAID/Wikipédia
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les États-Unis continuent de mettre la pression contre le pouvoir au Soudan du Sud. Le Trésor américain a pris ce week-end des sanctions contre deux hommes d’affaires et les six sociétés qu’ils contrôlent. Ils sont accusés de corruption et de fraudes multiples en lien avec des officiels du gouvernement à Juba.

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Très bien connectés au sein du pouvoir, les deux hommes d’affaires sud-soudanais sont désormais sur la liste noire du Trésor américain. Les avoirs aux États-Unis d’Ashraf Seed Ahmed al-Cardinal et Kur Ajing Ater sont gelés. Toute transaction impliquant des Américains leur est également interdite. Des sanctions destinées à leur compliquer la tâche, notamment dans leurs activités financières en dehors du Soudan du Sud.

La sous-secrétaire d’État américaine Sigal Mandelker explique que les activités de ces deux individus alimentent la guerre civile dans le pays. « Les kleptocrates ont fait la loi pendant des décennies. Nous souhaitons un Soudan du Sud sain, où la corruption n’est plus la norme et où la violence n’est plus tolérée », dit-elle.

Des « élites » qui profitent « des morts »

Les deux hommes d’affaires et six de leurs sociétés servaient notamment à préserver l’argent d’officiels sud-soudanais déjà sous sanctions, afin qu’ils puissent conserver leur fortune hors du pays. Ils ont également versé des pots-de-vin afin de décrocher des marchés publics, alimentant un vaste système de corruption impliquant des responsables du gouvernement. Une de ces entreprises a même importé des véhicules blindés utilisés par l’armée contre des civils.

Pour Sigal Mandelker, ces actions empêchent la construction d’une société stable, détruisent les individus et perpétuent le conflit. « Ces élites privilégiées ne peuvent pas être autorisées à profiter des morts », conclut-elle.

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