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Guinée / Justice

Guinée: peines de prison ferme pour les responsables du FNDC

Abdourahamane Sanoh entre au tribunal de Dixinn.
Abdourahamane Sanoh entre au tribunal de Dixinn. C. Valade/RFI
Texte par : RFI Suivre
4 mn

En Guinée, cinq responsables du Front national de défense de la Constitution ont été condamnés à des peines allant de six mois à un an de prison ferme. Un jugement rendu ce mardi matin au tribunal de Dixiin, moins sévère que ce qu'avait demandé le procureur.

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Lors de son réquisitoire, le procureur avait demandé cinq ans de prison ferme pour sept des huit prévenus. Les responsables du FNDC étaient poursuivis  pour « manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique et à occasionner des troubles à l’ordre public ». Des faits finalement requalifiés par le président du tribunal en « provocation directe à un attroupement (non armé) par des écrits et des déclarations ».

Et c’est donc pour sur ce motif qu’Abdourahamane Sanoh, ancien ministre et figure de la société civile guinéenne, écope d’un an d’emprisonnement. Sont condamné à six mois fermes le chanteur Bill de Sam, le chargé des opérations du FNDC Ibrahim Diallo, le leader du Balai citoyen Sékou Koundouno et Mamadou Bailo Barry de l’ONG Destin en main. Mamadou Bob Bah, Mamadou Sanoh et Abdoulaye Oumou Sow, qui est journaliste et président de l’association de blogueurs Ablogui, ont en revanche été déclarés « non coupables ».

À l’annonce du verdict, brisant un lourd silence, la salle s’est mise à entonner « l’hymne » du FNDC, puis l’hymne national. Me Salifou Beavogui a lu une déclaration au nom du collectif des avocats. « La bataille judiciaire sera longue et ardue, a-t-il déclaré, mais nous ne baisserons pas les bras. » Les avocats ont annoncé qu’ils relèvent immédiatement appel. Malgré l’appel du FNDC, il n’y a pas eu de mobilisation devant le tribunal de Dixinn toujours gardé par un important dispositif policier.

Nous allons continuer à rester forts pour eux, par ce qu’ils ne peuvent pas être au trou et que nous autres, nous nous laissions abattre. Le combat qu’ils ont entamé, c’est le combat de tous. Donc, il nous revient à tous la responsabilité de le poursuivre, je suis dévastée.

Les condamnations indignent proches et avocats des membres du FNDC

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