Tchad

Tchad: l'opposition pointe des problèmes dans la délivrance des passeports

Les Tchadiens ont pour habitude de se rendre au commissariat central de Ndjamena pour faire faire leur apsseport (image d'illustration)
Les Tchadiens ont pour habitude de se rendre au commissariat central de Ndjamena pour faire faire leur apsseport (image d'illustration) REUTERS/Moumine Ngarmbassa

L’opposition tchadienne dénonce l’impossibilité d’obtenir un passeport depuis plus d’un mois. L’UNDR affirme qu’aucun passeport biométrique n’a été délivré depuis la fin août.

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Beaucoup de Tchadiens continuent de se rendre au commissariat central de la police à Ndjamena pour faire faire leur passeport. Mais là, ils se font dire qu’aucun passeport ne peut être délivré parce que le service de l’immigration manque de matériel : il n’y aurait plus de livrets verts servant à l’impression des passeports.

Pour l’opposant Laring Baou, secrétaire national à la communication de l’Union nationale pour le développement et le renouveau, les conséquences peuvent être graves. « Tous les malades qui doivent être évacués ne peuvent pas être évacués. Il y en a qui sont déjà morts. Et les étudiants sont bloqués. Il y en a qui ont eu des bourses mais qui sont en attente de ces passeports. Les parents qui ont inscrit leurs enfants à l’extérieur vont perdre de l’argent. »

Depuis la fin de l’année dernière, la délivrance des passeports revient conjointement à la police et à l’ANTS, l’Agence nationale des titres de sécurité, une société de capital mixte public et privé.

La police joue encore un rôle – c’est elle qui établit l’identité des demandeurs de passeport -, mais c’est l’ANTS qui délivre les passeports en tant que tels. Selon la loi, c’est même qui, à terme, aura le monopole de la fabrication des passeports pour le Tchad tout entier.

Cette agence connaît effectivement une pénurie de matériel. Selon un bon connaisseur du dossier, les décaissements du Trésor public, dont l’ANTS dépend en partie, se font parfois attendre. Mais ces difficultés financières ne sont pas de nature à « paralyser son fonctionnement », d’après une autre source. Selon elle, les demandeurs de passeports qui sont prêts à payer deux ou trois fois le prix officiel de 86 000 francs CFA peuvent en obtenir un en quelques jours à peine.

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