Burkina / Terrorisme

Burkina: quatre employés de Huawei retrouvés 24 heures après leur disparition

Les quatre employés de Huawei avaient été enlevés sur l'axe routier reliant Ouo à Sidéradougou dans le sud du Burkina Faso le 22 novembre 2019.
Les quatre employés de Huawei avaient été enlevés sur l'axe routier reliant Ouo à Sidéradougou dans le sud du Burkina Faso le 22 novembre 2019. Google maps

Les quatre personnes disparues vendredi 22 novembre ont été retrouvées saines et sauves. C’est désormais le pôle anti-terroriste de la justice burkinabè qui prend en charge le dossier.

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Ces quatre personnes disparues travaillaient pour Huawei, le géant chinois des télécommunications pour l’installation d’infrastructures pour le compte du ministère burkinabè du Développement de l’économie numérique dans la région des cascades, à l’ouest du pays. Elles ont été retrouvées samedi 23 novembre, suite à une opération des forces de défense et de sécurité burkinabè, et conduites à Ouagadougou.

L’opération s'est faite avec la collaboration des populations. Vingt-quatre heures après leur disparition, « les quatre travailleurs de Huawei ont été retrouvés sains et saufs et ont regagné la capitale », a déclaré le ministre burkinabè de la Sécurité. Trois de ces ex-otages ont été reçus par le Premier ministre et quelques membres du gouvernement. Le quatrième, un Chinois, a été remis aux représentants diplomatiques de son pays.

De nombreuses questions à élucider

« Nous ne pouvons pas encore parler des conditions de détention et  de leur libération car les auditions n’ont pas commencé », a fait savoir Ousseini Compaoré. Selon le ministre de la Sécurité, les ex-otages eux-mêmes ne savaient pas où ils étaient, et c’est l’enquête qui permettra d’élucider toutes ces questions.

Le ministre de la Justice, René Bagoro, souligne déjà qu’une enquête est ouverte car il faut retrouver ceux qui les ont enlevés. « Il n’est pas possible de donner plus d’informations en l’état actuel car les ex-otages sont encore sous le choc » a-t-il indiqué. C’est le pôle anti-terroriste qui prendra désormais le relais.

« On ne dit pas que ce sont les terroristes qui les ont enlevés mais les conditions nous poussent à transmettre le dossier au pôle anti-terroriste », a précisé le ministre.

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