Accéder au contenu principal
Libye

Libye: l’envoi de troupes turques préoccupe l’Union africaine et l’ONU

Le président du Gouvernement d'union nationale de Fayez el-Sarraj (G) a signé avec la Turquie du président Recep Tayyip Erdogan un accord militaire, à Istanbul, le 27 novembre 2019.
Le président du Gouvernement d'union nationale de Fayez el-Sarraj (G) a signé avec la Turquie du président Recep Tayyip Erdogan un accord militaire, à Istanbul, le 27 novembre 2019. Mustafa Kamaci / TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Les organisations internationales s'inquiètent de la situation en Libye où la Turquie veut envoyer des troupes, en soutien au gouvernement d'union nationale (GNA) confronté, depuis le mois d'avril, à une offensive des troupes du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, en direction de la capitale, Tripoli.

Publicité

Alors que les députés turcs ont validé une motion, jeudi 2 avril, pour permettre le déploiement de soldats sur le sol libyen, l'Union africaine et les Nations unies mettent en garde contre les conséquences d'une telle opération.

Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l'Union africaine, exprime sa profonde préoccupation, dans un communiqué publié vendredi 3 janvier. Sans nommer la Turquie, il s'inquiète des menaces d'ingérence dans les affaires intérieures de la Libye. « Elles accroissent les risques d'une confrontation dont les mobiles n'ont rien à voir avec les intérêts des Libyens », dit-il.

Appelant à une solution politique inclusive, Moussa Faki Mahamat demande à la communauté internationale de joindre ses efforts à ceux de l'Afrique, pour une solution de sortie de crise.

Inquiétude aussi du côté des Nations unies. « Tout soutien étranger ne fera qu'aggraver le conflit », prévient le secrétaire général de l'ONU qui pointe également du doigt les violations continues de l'embargo sur les armes qui empirent les choses, violations dont profitent aussi bien le GNA que le maréchal Haftar, selon les experts de l'ONU. António Guterres appelle à un cessez-le-feu et à reprendre le dialogue.

L'envoi éventuel de troupes turques en Libye fait aussi réagir sur place. Le parlement libyen, basé à Benghazi, annonce avoir voté la rupture des relations avec la Turquie, lors d'une session convoquée en urgence. Difficile, toutefois, de savoir combien de députés étaient présents et si le quorum est atteint.

Fidèle au maréchal Khalifa Haftar, le Parlement ne reconnaît pas la légitimité du gouvernement d'union nationale.

Vendredi soir déjà, le maréchal Haftar s'est exprimé sur la chaîne de télévision Al Hadath, proche de son camp. Vêtu d'une tenue militaire, l'homme fort de l'Est libyen a appelé à la mobilisation générale contre cette intervention militaire dans laquelle il voit « une tentative de recolonisation » de la Libye, ancienne province de l'Empire ottoman.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.