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Soudan du Sud / Salva Kiir

Soudan du Sud: à mi-chemin de la période de transition, la pression monte

Salva Kiir après la réunion avec Riek Machar au cours de laquelle les deux hommes sont parvenus à un accord pour former un gouvernement d'union, à Juba, le 17 décembre 2019.
Salva Kiir après la réunion avec Riek Machar au cours de laquelle les deux hommes sont parvenus à un accord pour former un gouvernement d'union, à Juba, le 17 décembre 2019. REUTERS/Jok Solomun
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au Soudan du Sud, les médias d’État ont annoncé jeudi soir le pardon de trente prisonniers. Des libérations décidées par le président Salva Kiir. Certains y voient un geste d’apaisement juste au moment où le pays passe la barre des 50 jours dans la prolongation de sa transition. En novembre le chef de l’État et son adversaire Riek Machar avaient décidé de retarder de 100 jours la nomination d’un gouvernement d’union. La moitié de l’échéance vient de s’écouler.

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À mi-chemin avant la nomination d’un gouvernement d'union, Salva Kiir cherche à montrer à tout prix sa bonne foi. Le président sud-soudanais a versé 40 millions de dollars au processus de paix. Le soir du Nouvel An, il a demandé au peuple d’embrasser la paix et la réconciliation. La libération des prisonniers confirme que le chef de l’État veut faire bonne impression.

Il faut dire que la pression ne cesse de monter autour de lui, de façon plus ou moins feutrée. Les États-Unis ont sanctionné deux ministres. Le 25 décembre, un communiqué exceptionnel est arrivé du Vatican pour que les leaders renouvellent leurs engagements.

Jeudi, la troïka États-Unis, Grande-Bretagne et Norvège a appelé les parties à montrer davantage de volonté politique et à démontrer des progrès mesurables.

Justement sur le terrain, le cessez-le-feu tient toujours. La formation d’une armée nationale, elle, accuse un énorme retard, mais avance tant bien que mal. L’entraînement des premières unités doit commencer cette semaine.

Maintenant certaines questions épineuses restent en suspens, comme le nombre d’États fédéraux et leurs frontières. Heureusement Kiir et Machar se sont accordés pour régler la question après la nomination du gouvernement. Sauf que pour l’instant, les deux hommes ont du mal à s’accorder sur sa composition.

Le délai des 50 jours semble donc tenable, mais vu la fragilité de la situation, tout peut encore dérailler. D’autant que la confiance n’a rien d’acquis. Salva Kiir n’a pas exemple toujours pas accordé de passeport à Riek Machar.

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