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France / Bénin

Des sceptres royaux du Dahomey de retour au Bénin

Récade royale, Abomey, ancien royaume du Danxomè, Bénin. Bois, laiton, ivoire, 38 x 17 cm, Fin XIXe- début XXe siècle. Provenance : Ancienne collection Osenda. Don de Didier Claes, Bruxelles, 2019.
Récade royale, Abomey, ancien royaume du Danxomè, Bénin. Bois, laiton, ivoire, 38 x 17 cm, Fin XIXe- début XXe siècle. Provenance : Ancienne collection Osenda. Don de Didier Claes, Bruxelles, 2019. © Petit musée de la Récade
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les collections du Petit musée de la Récade à Lobozounkpa, au Bénin, seront enrichies de nouvelles pièces, dont 28 sceptres royaux du Dahomey. Une opération permise par un collectif d'antiquaires parisiens.

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Petit à petit, le Bénin retrouve son patrimoine royal. Le Petit musée de la Récade de Lobozounkpa, à 10 km de Cotonou, va voir ce vendredi sa collection enrichie de nouvelles pièces. Des sabres, des objets de culte, et 28 récades, ces sceptres royaux du Dahomey en forme de canne coudée, avec un manche en bois poli et une partie supérieure en métal ouvragé représentant le plus souvent un animal. Lors de son ouverture en 2015, le musée a déjà reçu 37 de ces sceptres du royaume fon.

A lire aussi : Le Petit Musée de la Récade: le retour des pièces au Bénin avant la restitution

Le retour de ce vendredi a été permis par une initiative privée, loin des polémiques sur les restitutions d'œuvres d'art aux pays africains. Le galeriste parisien Robert Vallois a réussi à fédérer un collectif d'antiquaires, dont des spécialistes des arts d'Afrique.

Ces pièces ont eu une histoire tourmentée. Collectées par des administrateurs coloniaux français lors de l'expédition contre le Dahomey à la fin du XIXe siècle, elles auraient dû être dispersées dans une vente aux enchères l'an dernier à Nantes. Une association locale a saisi le ministère de la Culture pour bloquer la vente et le Collectif des antiquaires de Saint-Germain-des-Prés les a acquises pour les donner au Bénin.

Aux 27 récades achetées par le collectif s'ajoute une autre, acquise par la galerie Vallois. « Ce ne sont pas des objets pillés, assure Valentine Plisnier, de la galerie Vallois. Les récades ne font pas partie du marché de l'art africain ancestral. Et nous avons tout le pedigree de la plupart des récades dont nous faisons l'acquisition. »

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