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Éthiopie: manifestations dans la région Amhara en soutien aux étudiants enlevés

Scène de rue à Lalibela, dans la région Amhara, au nord de l'Ethiopie, le 2 février 2019.
Scène de rue à Lalibela, dans la région Amhara, au nord de l'Ethiopie, le 2 février 2019. REUTERS/Thomas Mukoya
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Des manifestations ont eu lieu mardi 28 janvier dans plusieurs villes du nord du pays, pour protester contre le silence des autorités face l’enlèvement d’étudiants le mois dernier. Les manifestants sont descendus dans les rues d’une dizaine de villes de la région Amhara.

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Sur les pancartes des manifestants on pouvait lire : « Ramenez-nous nos étudiants », ou bien : « nous ne nous tairons pas. » Ils dénoncent également le silence des autorités.

Selon plusieurs sources, 17 étudiants - 14 filles et 3 garçons - sont toujours portés disparus. Ils sont tous membres de l’ethnie amhara et étudiaient à l’université dans l’ouest de la région Oromo. Ils ont été enlevés le 4 décembre alors qu’ils quittaient la région en proie à des violences et se dirigeaient vers la capitale, Addis Abeba.

L’enlèvement n’a pas été revendiqué mais tous les regards se tournent vers l’armée de libération Oromo. Une rébellion en conflit avec les forces de sécurité.

Pour Chalie Dessalegn, président du Mouvement national Amhara, le gouvernement n’a rien fait pour libérer ces étudiants. « Le Premier ministre est resté silencieux pendant plus de 55 jours parce qu’il vient du parti démocratique oromo, qui contrôle cette région. Et donc il ne veut pas parler des problèmes d'une région dirigée par son mouvement. Cela fait 28 ans que le gouvernement ignore les problèmes de la communauté Amhara. Il s’agirait d’étudiants Oromo, cela fait longtemps que le gouvernement aurait fait une déclaration. »

Le gouvernement d’Abyi Ahmed est critiqué pour son incapacité à faire face à la violence sur les campus universitaires éthiopiens. Selon le gouvernement, 35 000 étudiants ont été forcés de fuir les récents incidents dans plusieurs universités du pays. Une violence alimentée par des accrochages entre étudiants de différents groupes ethniques.

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