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Burundi: quatre journalistes d’Iwacu condamnés à deux ans et demi de prison

Page du site du média burundais Iwacu.
Page du site du média burundais Iwacu. Iwacu
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au Burundi, les quatre journalistes de Iwacu, l'un des derniers médias indépendants du pays, ont été condamnés ce jeudi à deux ans et demi de prison par le tribunal de grande instance de Bubanza, dans l'ouest du pays. Arrêtés alors qu'ils allaient couvrir l'incursion d'un groupe rebelle burundais depuis la RDC voisine en octobre dernier, leur procès pour « complicité d'atteinte à la sécurité intérieure de l'État » s'est tenu il y a un mois.

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Durant le procès, le procureur n'avait pas pu prouver le moindre contact avec ces rebelles, ces quatre journalistes ont donc finalement été condamnés pour tentative de complicité d'atteinte à la sécurité intérieure de l'État, selon le tribunal qui a requalifié les faits.

Un jugement « choquant, politique et incompréhensible », selon le responsable Afrique de RSF, Arnaud Froger : « Choquante parce que tout a démontré à l’occasion de ce procès que les journalistes n’avaient fait que leur travail et aucune forme de complicité n’a pu être établi par l’accusation parce que ces journalistes à aucun moment n’ont été en contact avec le groupe de rebelle dont ils avaient tenté de couvrir l’incursion. C’est une condamnation politique puisqu’elle vise visiblement à maintenir un niveau de pression important et un niveau d’intimidation important non seulement sur les journalistes d’Iwacu, mais sur l’ensemble des journalistes burundais à quelques mois de l’élection présidentielle. Et puis, c’est une sanction qui est complètement incompréhensible, ils étaient poursuivis pour des charges qui sont très graves, il n’y avait rien dans le dossier, 15 ans de prison avaient été requis contre eux. Finalement, ils sont condamnés à 2 ans et demi de prison. Donc, comment interpréter ces sanctions, si ce n’est qu’il n’y a rien dans ce dossier, c’est finalement ce qu’atteste ce rétropédalage entamé par les autorités burundaises, donc nous allons continuer la mobilisation pour appeler à leur libération parce que ces journalistes n’ont tout simplement rien à faire en prison. »

La présidentielle au Burundi est prévue pour le 20 mai 2020.

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