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Présidentielle au Togo: entretien avec Mohamed Tchassona Traoré

Affiche de campagne du candidat à la présidentielle togolaise de 2015 Mohamed Tchassona Traoré.
Affiche de campagne du candidat à la présidentielle togolaise de 2015 Mohamed Tchassona Traoré. AFP PHOTO / EMILE KOUTON
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les Togolais sont appelés aux urnes le 22 février prochain pour la présidentielle. D'ici là, la rédaction de RFI se mobilise pour vous faire vivre la campagne et donne la parole aux sept candidats ou à leurs représentants. Mohamed Tchassona Traoré, président du Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement, fut candidat malheureux au scrutin présidentiel de 2015. Il se présente pour la deuxième fois.

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RFI : Mohamed Tchassona Traoré, vous avez été candidat à la présidentielle de 2015, vous avez obtenu environ 0,8 %. Vous participez pour la deuxième fois à l’élection en 2020. Pensez-vous avoir des chances de remporter cette élection ?

Mohamed Tchassona Traoré : Vous savez, le combat politique c’est une affaire de conviction, de vision. Ma candidature n’est pas une candidature indépendante. Elle est portée par une formation politique qui a une vision pour ce pays, un projet pour ce pays. On ne peut abdiquer après un premier échec. Si l’on croit que notre combat est un combat de haute portée nationale, on doit pouvoir travailler davantage pour pouvoir faire triompher l’idée que nous avons de notre pays.

Est-ce que pour vous, ce scrutin paraît crédible ?

Vous savez, la crédibilité d’un scrutin ne doit pas s’analyser seulement à l’aune des structures qui l’organisent, mais aussi par rapport à un ensemble d’éléments, comme la conscience des citoyens à pouvoir modifier leur vécu, à pouvoir aller de l’avant et à pouvoir porter haut leurs revendications, qui doivent se traduire le jour du vote par la sanction de ceux qui gouvernent. Si pour une fois les Togolais cessent ce jeu malsain d’abstention lors du vote et se mobilisent massivement, nous pouvons créer ce miracle du changement dans notre pays.

Cela veut dire que vous croyez à l’alternance ?

L’alternance est possible, si les Togolais le veulent. Le peuple du Togo qui a tant souffert, a subi, et qui aujourd’hui est en proie à des divisions, à des haines, à un certain nombre de récriminations, doit pouvoir le traduire le jour du vote en sortant massivement pour porter son choix sur des candidats à même de pouvoir présenter des projets pour ce pays, des projets réalistes et qui sont porteurs d’espoir.

Au soir du 22 février quel sera, pour vous, le principal problème auquel celui qui sera élu devra tout de suite accorder de l’importance ?

Vous savez, quand on tient compte de la sociologie politique togolaise, on se rend compte que le problème réside  à deux niveaux. C’est que les gens n’ont plus confiance dans le système de gouvernance. Donc il faut mettre en place toutes les formes de structures qui garantissent une certaine confiance du peuple dans le système de gouvernance. Deuxième chose, il faut s’attaquer à un autre volet que l’on a souvent éludé, la démocratie économique, faire en sorte qu’il y ait une juste redistribution des ressources, une bonne orientation économique et sociale, toutes choses qui manquent actuellement.

L'alternance est possible si les Togolais le veulent. Le peuple du Togo qui a tant souffert, a subi et qui aujourd'hui est en proie à des divisions, à des haines, à un certain nombre de récriminations, doit pouvoir le traduire le jour du vote en sortant massivement pour porter leur choix sur des candidats à même de pouvoir présenter des projets réalistes pour ce pays et qui soient porteurs d'espoirs.

Mohamed Tchassona Traoré: «le combat politique est une affaire de convictions, de visions»

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