Présidentielle en Guinée-Bissau: la Cédéao demande des vérifications

Bureau de vote lors du deuxième tour l'élection présidentielle en Guinée-Bissau, en décembre 2019.
Bureau de vote lors du deuxième tour l'élection présidentielle en Guinée-Bissau, en décembre 2019. RFI/Neidy Ribeiro
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L’organisation ouest-africaine Cédéao a demandé, d’ici au 7 février, une vérification des procès-verbaux du second tour de l'élection présidentielle en Guinée-Bissau. Le comité ministériel de suivi pour la Guinée-Bissau s'y est rendu jeudi 27 janvier. Un mois après l'élection du 29 décembre, le pays est toujours dans l'impasse.

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Un mois après le second tour de la présidentielle, l’issue est toujours disputée entre Umaro Sissoco Embalo, issu de l’opposition, et Domingos Simões Pereira, le candidat du PAIGC, le parti historique.

La querelle dresse aussi la Commission électorale (CNE) contre la Cour suprême du pays. En effet, la CNE a déclaré Umaro Sissoco Embaló vainqueur du scrutin mais la Cour suprême - auprès de laquelle l’autre candidat, Domingos Simões Pereira, a déposé des recours - continue de demander des vérifications.

Dans un communiqué, la Cédéao affirme que les deux institutions  CNE et Cour suprême  se sont finalement mises d'accord pour procéder à de nouveaux contrôles, d'ici le 7 février.

Joint par RFI, Kalla Ankourao, ministre des Affaires étrangères du Niger et président en exercice du Conseil des ministres de la Cédéao, précise qu’« il n’a jamais été question de remonter aux bureaux de vote, mais de compiler les résultats, les donner région par région, avoir un PV national des résultats, recueillir l’approbation des membres de la commission et les transmettre au président de la Cour suprême. A partir de ce moment-là, le président de la Cour suprême aura son arrêt sur la base du PV national et c’est cet arrêt qui plus tard servira, s’il est question d’investir le président de la République. Nous avons l’engagement de part et d’autre de se plier à cet exercice-là, dans l’intérêt supérieur de la nation de Guinée-Bissau ».

A la question de savoir s’il est confiant que ce sera la solution à la crise actuelle, Kalla Ankouarao se dit optimiste.

« Oui, nous avons eu l’impression que personne ne crée de problèmes. Toutes les parties ont montré leurs dispositions à sortir de ce blocage, d’une manière ou d’une autre », a ajouté le président en exercice du Conseil des ministres de la Cédéao.

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