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Reportage

Togo: la future présidentielle tétanise les habitants de Zongo à Kpalimé

Le marché de Kpalimé en 2006. (photo d'illustration)
Le marché de Kpalimé en 2006. (photo d'illustration) wikimedia Commons/ Tonio 94
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Suite de nos reportage dans la province au Togo, dans la perspective de l'élection présidentielle du 22 février prochain. Nous sommes à Zongo, un quartier de la ville de Kpalimé, où en 2018  les manifestations réclamant la démission du président Faure Gnassingbé et la limitation rétroactive du nombre de mandats présidentiels, ont été bruyantes et violentes.

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En 2018, de nombreuses interpellations s'y sont produites. Aussi, à moins de trois semaines de l'élection présidentielledu 22 février prochain, la population est tétanisée.

La nuit tombe sur Zongo. Sur la principale rue qui traverse le grand marché jusqu’au quartier, on s’affaire. Les boutiques ferment les unes après les autres.

Outcha se presse aussi. Il tient un kiosque dans la rue. Il range les effets de son étal tout en regardant régulièrement dans la rue et pourquoi ? « Il arrive parfois que les soldats surgissent et tapent tout le monde ici à Zongo, nous explique t-il. Entre temps, ils sont arrivés, ils ont arrêté des gens. J'ai moi-même été arrêté parce que je n'ai pas de carte d'électeur. Ils nous ont emmenés. Ils nous ont libérés ensuite sans nous faire de mal ».

Zongo, ville terrifiée

La peur est partout. Tout étranger dans les environs est suspect. « Il y a du sabotage ici, des individus circulent et indiquent des personnes comme étant des meneurs des marches », témoigne une habitante.

En 2018, lors des soulèvements, Zongo était le quartier qui abritait les réunions hebdomadaires du Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Salifou Atchadam. À chaque soulèvement, on y brûlait des pneus, le quartier était pris d’assaut par les forces de sécurité et de défense. Elles bastonnaient, interpellaient. La plus récente interpellation est celle du secrétaire local du PNP. Depuis, les réunions hebdomadaires n’ont plus lieu.

« Je dois dire que par le passé il y avait des réunions. Mais présentement, il n'y a plus de réunion », ajoute un autre habitant. Le parti est localement décapité, le quartier est muet et observe. Tout le monde a la peur au ventre en voyant venir le 22 février.

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