Accéder au contenu principal

RDC: à Béni, la société civile dénonce la recrudescence des violences des ADF

Une rue de Beni, la capitale provinciale du Nord-Kivu où ont été découverts de nouveaux cas d'Ebola.
Une rue de Beni, la capitale provinciale du Nord-Kivu où ont été découverts de nouveaux cas d'Ebola. REUTERS/Samuel Mambo
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En RDC, après plusieurs semaines d'accalmie qui ont suivi les fêtes de Nouvel An, la société civile du territoire de Béni, dans la province du Nord-Kivu, appelle l'armée congolaise à réviser sa stratégie et à protéger « une population délaissée », après une recrudescence des violences attribuées aux présumés ADF, que l'armée donnait presque pour vaincus il y a deux semaines.

Publicité

Depuis une semaine, en République démocratique du Congo (RDC), au moins vingt personnes sont tuées chaque jour en moyenne par de présumés rebelles ougandais des ADF (Allied Democratic Forces). La société civile du territoire de Béni, dans l'est du pays, dénonce une nouvelle flambée de violences dans la zone située à l'ouest de la route nationale 4 (RN 4), dans ce que les habitants appellent le « triangle de la mort », Mbau-Eringeti-Oïcha. En cause selon la société civile : la stratégie de l'armée accusée de concentrer toutes ses forces à l'est de l'axe qui relie la ville de Béni à l'Ituri.

« Depuis le 27 janvier, le bilan est de 157 personnes tuées, déclare la coordinatrice de la société civile dans le territoire de Béni, Noëlla Muliwavyo. Ce massacre montre que l’ennemi a une très grande force. Il s’est déjà avancé vers l’ouest. Une opération doit se faire pour traquer l’ennemi qui se trouve à l’ouest ». La société civile de Béni dénombre plus de 350 personnes tuées depuis trois mois. Ces violences se sont par ailleurs accélérées au cours des derniers jours.

L'administrateur du territoire de Béni, Donat Kibwana, n'a pas voulu commenter ces chiffres pour « éviter toute polémique ». Le porte-parole des FARDC [Forces armées de la République démocratique du Congo] dans le Nord-Kivu, lui, semble mettre en doute ce bilan. Le lieutenant Anthony Mwalwishay promet de donner celui de l'armée « à la fin des opérations ». « Nous n'avons rien à cacher, assure-t-il. Le bilan avancé par la société civile se base sur quels critères ? Elle devrait venir nous montrer d’où elle tire ce bilan ». L'officier congolais appelle donc société civile et population à collaborer avec l'armée pour éradiquer « les terroristes des ADF ».

► RDC: pourquoi les violences continuent à Beni

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.