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Soudan: les autorités de transition se divisent au sujet du rapprochement avec Israël

Abdel Fattah al-Burhan, numéro un du Conseil militaire de transition, qui dirige le Soudan depuis la destitution du président Omar el-Béchir, le 29 juin 2019.
Abdel Fattah al-Burhan, numéro un du Conseil militaire de transition, qui dirige le Soudan depuis la destitution du président Omar el-Béchir, le 29 juin 2019. AFP/Ashraf Shazly
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La rencontre surprise en Ouganda entre le chef du Conseil de transition soudanais et Benyamin Netanyahu continue de créer des remous à Khartoum, notamment au sein des autorités de transition.

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Avec notre correspondant régional, Sébastien Nemeth

Le rapprochement avec Israël a suscité la colère de la population, de partis politiques et du gouvernement. Indigné, Rashad Faraj al-Tayib, directeur des Affaires internationales du Conseil souverain, a même démissionné. Sous pression, le général Abdel Fattah al-Burhan, chef du Conseil de transition, a reconnu que les Affaires étrangères étaient bien une prérogative du gouvernement.

Le chef du conseil souverain a donc tenté d’éteindre l’incendie, en organisant une rencontre avec le Premier ministre Abdallah Hamdok. Après la réunion, l’agence officielle Suna a simplement expliqué que les deux hommes étaient d’accord pour travailler ensemble afin d’appliquer la transition.

La séquence est pourtant riche en enseignements. On assiste au premier véritable conflit entre les civils et militaires responsables de la transition. D’autant que les forces armées ont déclaré soutenir la rencontre avec le Premier ministre israélien, accentuant le fossé.

Le calcul d'al-Burhan

En rencontrant Benyamin Netanyahu dans le dos du gouvernement, le calcul d’Abdel Fattah al-Burhan est clair. Il souhaite que le Premier ministre israélien pousse les Américains à retirer le Soudan de la liste des États soutenant le terrorisme.

Une sanction qui étrangle le pays, mais que le Premier ministre Hamdok n’a pas réussi à faire lever. Si al-Burhan y parvient, il marquerait des points pour la prochaine élection et affaiblirait le pouvoir civil. Pour autant, le général a rétropédalé, preuve qu’il s’estime encore dépendant des bonnes relations avec les civils.

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