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Les trois points à retenir du 33e sommet de l'Union africaine

Cyril Ramaphosa à la tribune de l'Union africaine lors de sa prise de fonction comme patron de l'organisation, le 9 février 2020.
Cyril Ramaphosa à la tribune de l'Union africaine lors de sa prise de fonction comme patron de l'organisation, le 9 février 2020. REUTERS/Tiksa Negeri
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C’est désormais l'Afrique du Sud de Cyril Ramaphosa qui dirige l’organisation continentale pour un an, succédant à l'Égyptien al-Sissi. Retour sur les trois temps forts du sommet.

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Tout d’abord, les premiers mots de Cyril Ramaphosa à la tribune : « Nous allons concentrer notre travail sur la résolution des conflits ». Le président sud-africain annonce deux sommets au mois de mai à Pretoria. Le premier sur la sécurité, le second sur la zone de libre-échange continentale.

Autre temps fort, la colère de Moussa Faki Mahamat, le président de la commission, sur l’absence de solidarité des pays africains envers les États menacés d’effondrement sous les coups des jihadistes. « C’est déconcertant », a-t-il lancé aux chefs d’État présents devant lui.

Troisième moment important : Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, déclare à Addis Abeba son soutien à l’initiative africaine sur la Libye. L’idée d’organiser un grand forum de réconciliation fait son chemin. 

Entretien exclusif avec Antonio Guterres

En revanche, les questions de droits de l’homme et de démocratie ont été à peine évoquées, pour ne pas dire passées sous le tapis. La question du troisième ou du quatrième mandat est pourtant au cœur de plusieurs élections présidentielles en 2020.


Pas d'avancées sur le Soudan du Sud, la pression monte

Les positions restent figées alors que la date butoir du 22 février pour la formation d'un gouvernement d'unité nationale approche à grand pas. Le bloc régional Igad a prévenu : pas question d'un troisième report de cette limite. Il devrait donc voir le jour dans onze jours à Juba. C'est en tout cas le souhait de l'organisation sous-régionale mais aussi du président Salva Kiir.

« Nous mettrons en place ce gouvernement avec ou sans Riek Machar », affirme l'ambassadeur sud-soudanais à Addis-Abeba.

L'opposant principal, lui, voudrait d'abord régler la principale pomme de discorde : le nombre d’États régionaux et leurs frontières. En jeu : le contrôle du territoire, des ressources donc et la perspective d'élections en mars 2022.

« Personne ne nous dira combien d’États doit avoir le Soudan du Sud, nous sommes souverains », réplique l'ambassadeur James Morgan. Pour lui le sujet est clos alors que pour le porte-parole du SPLM-IO de Riek Machar, pas du tout.
Plusieurs sources affirment que l'Igad a fait une proposition.

Le gouvernement actuel à jusqu'au samedi prochain pour y répondre.
À Addis-Abeba, les deux leaders ont vu le président de l'UA, Cyril Ramaphosa.
Ils se sont aussi retrouvés face-à-face, en compagnie du président de l'Igad, Adballah Hamdok et de l'Ougandais Yoweri Museveni.

« Ils peuvent se rencontrer tant qu'ils veulent, l'important désormais est que chacun accepte de faire des concessions » se lamente un observateur. Rien ne semble l'indiquer. La communauté internationale cache de moins en moins son agacement. Le médiateur sud-africain est rentré très fâché de Juba vendredi dernier, selon une source bien informée.

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