Pour Cellou Dalein Diallo, «les Guinéens ne veulent pas» de référendum sur la Constitution

Deux figures de l'opposition guinéenne Cellou Dalein Diallo (D) Fonike Manguee (G) manifestant contre le projet de nouvelle constitution. Le 24 octobre 2019.
Deux figures de l'opposition guinéenne Cellou Dalein Diallo (D) Fonike Manguee (G) manifestant contre le projet de nouvelle constitution. Le 24 octobre 2019. CELLOU BINANI / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Dans une interview sur RFI et France 24 lundi 10 février, le chef de l’État a laissé entendre qu’il pourrait être candidat à la prochaine élection présidentielle bien qu’arrivé au terme des deux mandats prévus par l’actuelle Constitution. Pour les opposants cette annonce vient confirmer leurs doutes, tandis que le parti au pouvoir lance les forces dans la campagne pour le oui au référendum.

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Avec notre correspondant à Conakry,  Carol Valade

« C’est le parti qui décidera », répondait Alpha Condé, interrogé sur sa possible candidature à un troisième mandat lors de la prochaine élection présidentielle.

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Sékou Condé, secrétaire permanent du RPG-AEC, n’est pas défavorable à un tel scénario, mais tout se décidera lors de la prochaine convention du parti, explique-t-il : « Le peuple de Guinée sait aujourd'hui, dans sa majorité, ce que le président Alpha Condé a fait en République de Guinée. en moins de dix ans de mandat, moi, quelqu'un qui est bon, je ne le change pas. »

Mais l’actuelle Constitution limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Le parti mène donc la campagne pour le double scrutin couplant législatives et référendum constitutionnel prévu le premier mars.

« Je pense qu'il ne pourra pas modifier la Constitution, estime Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition. J'ai cette conviction, les Guinéens n'en veulent pas, ils l'ont montré à plusieurs reprises et je sais qu'ils vont continuer dans les deux ou trois semaines qui restent à empêcher cette consultation qui est illégale, inopportune et qui remet en cause les maigres acquis démocratiques dans notre pays. »

« Nous userons de tous les moyens légaux » dit le FNDC qui regroupe l’essentiel de la société civile et de l’opposition politique et dont les manifestations reprennent ce mercredi.

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