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Sécheresse à Madagascar: 500 000 personnes souffrent d'insécurité alimentaire

Le fleuve Mananbovo asséché dans la ville de Tsihombe, dans le Grand Sud de Madagascar.
Le fleuve Mananbovo asséché dans la ville de Tsihombe, dans le Grand Sud de Madagascar. Laetitia Bezain/RFI
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Des centaines de milliers d’habitants se trouvent en situation d’insécurité alimentaire à cause de la sécheresse qui touche cette zone depuis plusieurs mois. C’est ce qu’indique un bulletin publié lundi 10 février par la FAO et le ministère de l’Agriculture.

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Le rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) prévoit 730 000 personnes en situation d’insécurité alimentaire sévère dans la Grande Île d’ici mars. Deux régions sont particulièrement touchées : l’Androy et l’Anosy parce qu’elles subissent la sécheresse depuis plusieurs mois.

« Les dernières pluies remontent à septembre. Nous avons cultivé un peu mais maintenant tout est sec », indique Jeannot, un habitant de Tsihombe, l’une des grandes villes du sud du pays. « C’est comme ça dans tout le district. Les gens vivent avec les réserves qu’ils ont faites mais c’est sûr que d’ici peu, beaucoup de gens vont partir. Qu’allons nous manger s’il n’y a pas de culture ? Nous savons déjà qu’il y aura le Kere », poursuit-il.

Le Kere, la famine, touche tous les ans le Grand Sud. « Les perspectives de récoltes restent critiques pour les prochains mois », précise d’ailleurs le bulletin de la FAO. Dans certains communes, la sécheresse a causé 75% de perte pour les rizicultures. Les champs de manioc et de maïs ont aussi été touchés. Signes de la souffrance des habitants de ces deux régions : la consommation d’aliments de disette tels que le manioc séché et le lait fermenté a remplacé les denrées de base et les aliments frais. Le nombre de repas a aussi baissé et dans 60% des communes, des migrations temporaires pour fuir la sécheresse et la faim ont été observées.

« Certains ménages vendent leurs effets personnels pour faire face aux difficultés alimentaires », souligne le rapport. La crise alimentaire dans Grand Sud, l’une des zones les plus pauvres du pays, reste largement ignorée. Selon le baromètre de l’ONG CARE International publié le mois dernier, elle arrive en tête des dix crises humanitaires oubliées par les médias.

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