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Législatives au Cameroun: un nouveau venu, le PCRN, au Parlement

A Yaoundé, une électrice examinant les listes électorales pour y trouver son nom, lors des élections législatives et municipales, au Cameroun, le 9 février 2020 (illustration).
A Yaoundé, une électrice examinant les listes électorales pour y trouver son nom, lors des élections législatives et municipales, au Cameroun, le 9 février 2020 (illustration). AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Au Cameroun, le Conseil constitutionnel a annoncé les résultats des législatives du 9 février. Des résultats qui donnent une écrasante majorité au parti au pouvoir même si quelques sièges restent à pourvoir. Un nouveau parti fait son entrée au Parlement, le PCRN. Une nouvelle étape pour cette jeune formation.

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A l'issue des législatives du 9 février dernier, l'opposition n'a obtenu que 16 sièges. Et 13 sièges restent encore à pouvoir puisque le vote a été annulé dans une partie des régions anglophones.

Un parti d'opposition fait son entrée à l'Assemblée : le PCRN, de Cabral Libii, donné 3ème à la présidentielle, qui remporte 5 sièges. Mais pour Anne Feconde Noah, la porte-parole de Cabral Libii, le PCRN méritait mieux. Elle dénonce des entraves.

Anne Feconde Noah, porte-parole de Cabral Libii et du PCRN: notre parti aurait dû avoir un meilleur résultat

« Nous ne sommes pas satisfaits de ces résultats, parce que nous avons rencontré beaucoup de difficultés, nous explique t-elle au téléphone. Déjà, lors de la constitution de nos dossiers, il y a des blocages administratifs orchestrés. Ça fait que, nous avons déposé trente-neuf de ces candidatures pour les élections législatives, alors que nous avions pour ambition d’en déposer une centaine.

Par ailleurs, pendant les élections, nous avons [pointé] pas mal de fraudes. Nous avons même un candidat qui a été arrêté, molesté, le jour du vote, parce qu’il a attrapé des groupes de fraudeurs. C’était difficile de contrôler les bureaux de vote partout. Il y a eu encore des fraudes, donc nous ne pouvons pas dire que nous sommes satisfaits de ces résultats. Nous méritions mieux !

Mais qu’à cela ne tienne, ce serait injuste vis-à-vis de nos électeurs, ceux qui ont quand même voté pour ces cinq députés, de dire que ce n’est rien. C’est déjà ça, nous sommes rentrés dans les institutions, nous allons grignoter des parts du marché politique de manière progressive. Donc nous sommes confiants. Nous allons nous préparer pour les prochaines fois. A chaque élection, nous tirons des leçons et nous nous projetons mieux ».

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