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REPORTAGE

RDC: un an après les violences en Ituri, l'inquiétude règne toujours dans les villages

Un véhicule des Nations unies patrouille dans la région de Djugu, en Ituri, en mars 2018 (illustration).
Un véhicule des Nations unies patrouille dans la région de Djugu, en Ituri, en mars 2018 (illustration). ALEX MCBRIDE / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Ce vendredi, une nouvelle attaque attribuée aux miliciens de la Codeco a fait au moins 23 morts et plusieurs blessés par balles au village Digene, dans le territoire de Djugu. L’an dernier, cette milice avait attaqué et incendié plusieurs localités de ce territoire, poussant des milliers de personnes à quitter leurs villages. Dans l’un de ce villages, à environ 30km de Bunia, la population hésite à revenir et redoute de nouvelles attaques.

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Avec notre envoyé spécial à Zibiti, dans le territoire de Djugu, Patient Ligodi

Ndrondro Gabriel a six enfants. En juin 2019, cet homme de 62 ans et sa famille étaient obligés de quitter Zibiti, leur village. Il se souvient de ce qui s’était passé ce vendredi-là. « C’était vers 8h du matin. Nous avons entendus des coups de feu. Nous nous sommes dispersés en désordre. Cinq villages étaient incendiés par la milice. Ils ont tué mon frère. Ils ont également tué une dame. »

Aujourd’hui, il fait partie de la dizaine de personnes qui ont décidé de rentrer à Zibiti. Mais ici, tout est à refaire. Pas de marché, pas d’activité commerciale, pas de dispensaire. Tout a été incendié. À côté des restes des habitations, il y a ce bâtiment qui abritait l’école primaire Tujenge. « Depuis cet événement, il y a plus personnes pour étudier ici. »

Ndrondro vit avec la peur d’une éventuelle incursion des miliciens et souhaite vivement le renforcement du dispositif militaire dans cette zone. « À certains endroits, il y a des bataillons de militaires. Aux alentours d’ici, il y a à peine quatre militaires. C’est très peu. »

Malgré les messages de l’armée, plusieurs habitants de ce village et des agglomérations avoisinantes préfèrent attendre encore avant de rentrer définitivement.

À lire aussi : RDC: signature d’un accord de paix entre les autorités et le FRPI

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