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Reportage

RDC: à Beni, les déplacés de Mangina dans l'attente et l'inquiétude

Des Congolais transportent une croix pour une tombe entre Mangina et Béni le 23 août 2018 (image d'illustration).
Des Congolais transportent une croix pour une tombe entre Mangina et Béni le 23 août 2018 (image d'illustration). John WESSELS / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les récentes attaques dans les villages de Makusa et de Makiki, à proximité de Mangina, ont provoqué des déplacements massifs de population. Les 8 et 9 février, au moins 30 personnes étaient tuées en deux jours. Malgré le renforcement du dispositif militaire dans la zone, la population est hantée par l’éventualité d’une nouvelle attaque. Certains habitants de Mangina sont même arrivés à Beni.

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Avec notre envoyé spécial à Beni, Patient Ligodi

Alexis et une dizaine de ressortissants de Mangina vivent dans une maison inachevée du quartier de Kanzuli Nzuli depuis près de deux semaines. Craignant pour sa vie, Alexis n’est pas resté à Mangina après les tueries qui ont eu lieu à environ un kilomètre de son domicile.

« Les gens ont été massacrés dans les villages de Makusa et de Makiki. On s’est retrouvés en insécurité. Les gens quittaient le village et moi, je me suis dit que c’était dangereux de rester. J’ai également fui et aujourd’hui je suis à Beni ».

Le 26 février dernier, une autre attaque a fait au moins trois morts, à une dizaine de kilomètres de Mangina. Alexis pense à ses frères qui n’ont pas pu rejoindre Bunia. « Je ne suis pas en paix ici pour mes proches qui sont restés là-bas. Si j’avais un peu plus de moyens, j’aurai tout fait pour qu’ils soient avec moi ici ».

A 17 ans, Jonas a lui aussi fui Mangina, il y a près de deux semaines. Il était cultivateur. Aujourd’hui, il apprend la mécanique dans un petit garage de Kanzuli Nzuli. « Je suis encore un apprenti, mais je sais déjà démonter un pneu. Je vais en faire mon travail, mais je n’oublie pas l’agriculture. Tout ce que je veux vraiment c’est la fin des ADF. Je vais rentrer chez moi ».

Comme Alexis et Jonas, de nombreux habitants de Mangina vivent désormais dans des familles d’accueil à Beni en attendant des meilleures garanties sécuritaires.

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