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Algérie: début du procès de Karim Tabbou, figure majeure du Hirak

Le secrétaire général de l'Union démocratique et sociale algérienne Karim Tabbou, ici en 2011, a été arrêté.
Le secrétaire général de l'Union démocratique et sociale algérienne Karim Tabbou, ici en 2011, a été arrêté. PIERRE ANDRIEU / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le procès d'une des figures majeures du Hirak, Karim Tabbou, s'ouvre ce mercredi à Alger. L'affaire provoque une grande mobilisation : des dizaines de personnes se sont réunies à l'intérieur et devant le tribunal de Sidi M'hamed. L'ambiance sur place est tendue, la police tente de contenir la foule et a procédé à plusieurs interpellations.

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Cela fait maintenant 161 jours que Karim Tabbou est maintenu à l'isolement. Arrêté une première fois le 12 septembre dernier, l'activiste avait été libéré deux semaines plus tard, le 25 septembre, avant d'être de nouveau incarcéré le lendemain. Depuis, militants et sympathisants de la contestation algérienne se mobilisent pour le soutenir. Chaque vendredi, son portrait est brandi et son nom scandé lors des manifestations.

Des dizaines de personnes ont réitéré leur soutien à Karim Tabbou ce mercredi, en se rendant au procès qui a débuté à 10h30. Le militant du Hirak est arrivé ce  sous des cris réclamant sa libération. Le leader de l'Union démocratique et sociale, l'UDS, a d'abord été poursuivi pour « atteinte au moral de l'armée », mais le chef d'accusation retenu ce jour est « incitation à la violence ». Les autorités lui reprochent, entre autres, son appel, avec d'autres personnalités, à manifester le 5 juillet dernier, date anniversaire de l'Indépendance. Mais aussi plusieurs de ses publications Facebook, via lesquelles il relayait les revendications du Hirak. Pour ces faits, le procureur a requis 4 ans de prison ferme et 200 000 dinars d'amende.

Karim Tabbou a dénoncé « l'instrumentalisation de la justice »

À la barre, l'accusé a plaidé son innocence et dénoncé « l'instrumentalisation de la justice qui [le] juge en tant que chef d'un parti non agréé, l'UDS, et non en tant que citoyen ».

Des déclarations faites sous le regard d'abord de ses parents, mais aussi de sympathisants du mouvement, et d'autres figures de la contestation comme Lakhdar Bouregaa et Fodil Boumala, eux-mêmes anciens détenus du Hirak.

De nombreux manifestants sont restés tout au long de la journée devant le tribunal et scandaient « Libérez Karim Tabbou et tous les détenus » ou encore « Où est la justice, où est le droit ? ». Ils devraient de nouveau se réunir ce jeudi, deuxième jour du procès.

Karim Tabbou est loin d'être le seul militant poursuivi dans le cadre du Hirak. Cependant, il est difficile d'établir un nombre précis selon les organisations de défense des droits humains, car les remises en liberté et les interpellations se succèdent simultanément.

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