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Marchés militaires au Niger: le PNDS au pouvoir soutient le gouvernement

Des soldats nigériens patrouillent à la frontière avec le Nigeria près de la ville de Diffa en 2016.
Des soldats nigériens patrouillent à la frontière avec le Nigeria près de la ville de Diffa en 2016. REUTERS/Luc Gnago
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le parti du président Mahamadou Issoufou a publié un texte ce mercredi pour s'indigner des réactions qu'a provoquées le communiqué du gouvernement à ce sujet.

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Dans ce communiqué, les autorités y annoncent notamment qu'elles demanderont aux personnes ou sociétés mises en cause par l'audit de rembourser l'argent détourné. Une violation manifeste du principe de séparation des pouvoirs et de l'indépendance de la justice, selon le syndicat autonome de la magistrature du Niger (Saman) qui s'est exprimé ce week-end.

Mais pour Iro Sani, secrétaire à la communication du PNDS, la démarche du gouvernement est parfaitement légale : « Il y a un audit. Si celui qui est mis en cause n’arrive pas à justifier, on lui demande de rembourser ce qu’il ne peut pas justifier. Et s’il ne le peut pas, on amène son dossier à la justice. Ce n’est quand même pas la première fois que de tels cas se sont produits et où les gens mis en cause ont remboursé et sont laissés libres. »

Et c’est précisément cela que les magistrats contestent. Pourtant, le PNDS persiste, s’ils remboursement les personnes mises en cause pourront rester libre : « Oui, c’est ce que la loi prévoit. Ce syndicat de magistrats, ils n’ont jamais produit un texte qui montre que ce que nous disons là est illégal. Ce sont des positions politiciennes qui en fait ne défendent pas les droits. C’est nous qui défendons la démocratie, c’est nous qui sommes à l’initiative de cet audit-là, c’est nous qui avons créé la Haute Autorité de lutte contre la corruption dans notre pays. Et ce syndicat-là, c’est une corporation de petits politiciens qui ont d’autres objectifs que le syndicalisme », réagit Iro Sani.

Le syndicat autonome des magistrats du Niger a publié un préavis de grève afin d'organiser une journée « justice morte », lundi 9 mars. L'organisation invite tous les travailleurs judiciaires à suspendre leur activité, sans service minimum, pour protester contre la violation par le gouvernement de l'indépendance de la justice.

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