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Le Soudan face à l'inapplicable levée des sanctions économiques américaines

Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdock à Khartoum le 11 décembre 2019.
Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdock à Khartoum le 11 décembre 2019. ASHRAF SHAZLY / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 min

Les responsables soudanais semblent impatients de voir le nom du Soudan rayé de la liste américaine des pays soutenant le terrorisme. Mercredi, le gouverneur de la banque centrale à Khartoum a annoncé à la presse la levée de l'embargo économique américain imposé sur 157 entreprises et entités.

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Pour les Américains, il n’y a « rien de nouveau ». Cette levée de sanctions remonte à 2017 rappelle un communiqué du département d'État. Dans la pratique, ces sanctions qui limitaient les transactions commerciales et financières avec le Soudan, ne sont que théoriquement levées.

Le pays est toujours dans l'incapacité d'échanger à l'international malgré la levée officielle des sanctions économiques américaines qui frappaient Khartoum. Une majorité des pays se méfie et craint d'échanger avec le Soudan. Ils réclament en amont le retrait du Soudan de la liste noire américaine des pays soutenant le terrorisme. Cela représenterait une garantie, alors qu'actuellement cela empêche toujours tout flux financier dans le pays.

Le Soudan en non-conformité bancaire

De plus, la non-conformité bancaire du Soudan ne permet aux sociétés qui y travaillent de sortir leurs bénéfices du pays. La circulation légale d'argent est donc absente, essentiellement à cause de cette liste noire.

Le gouvernement d'Abdallah Hamdock qui s'attelle à redresser l'économie se trouve donc dans l'impasse. Les déclarations de ce mercredi sur une levée de sanctions déjà annoncé en 2017 visaient à accélérer la résolution et à rassurer les marchés financiers intérieurs.

Le Soudan espère que les États-Unis l'enlèveront dès octobre prochain de sa liste des pays soutenant le terrorisme. Un dialogue est actuellement engagé à ce propos entre Washington et Khartoum qui doit d’abord se plier à toutes les « exigences américaines ».

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