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Nigeria: la police démantèle une nouvelle «usine à bébé»

Douze jeunes femmes et un nouveau-né ont été retrouvés dans «usine à bébé» au nord de Lagos le 28 février 2020.
Douze jeunes femmes et un nouveau-né ont été retrouvés dans «usine à bébé» au nord de Lagos le 28 février 2020. Flickr
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La police vient d'annoncer avoir démantelé ce qu'elle présente comme une « usine à bébés » dans l'État d'Ogun, dans le sud-ouest du pays. Les forces de l'ordre affirment avoir ainsi libéré 13 personnes au total et procédé à des interpellations.

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La découverte remonte au 28 février. À en croire les médias locaux qui citent un porte-parole de la police, une jeune femme est parvenue à s'enfuir avant de se rendre au commissariat et d'alerter les forces de l'ordre.

Celles-ci se sont alors rendues sur les lieux à Imedu Olori, dans la zone d'Obafemi Owode, à 70 km au nord de Lagos. Sur place, la police trouve 12 jeunes femmes âgées de 20 à 25 ans, dont six d'entre elles sont enceintes, et un nouveau-né. La propriétaire de l'établissement a été interpellée et avec elle deux hommes soupçonnés d'être des employés payés pour mettre les jeunes femmes enceintes.

La pratique est courante au Nigeria. Il s’agit d’un véritable trafic d'êtres humains. Une fois venus au monde, les bébés sont enlevés à leur mère pour être vendus, notamment à des couples qui ne parviennent pas à en avoir et souhaitent adopter mais au prix fort.

Ce type de cas est loin d'être isolé. Par le passé, les autorités ont déjà révélé qu'un garçon se monnaye aux alentours de 500 000 nairas quelque 1 200 euros et une fille autour de 300 000 nairas, un peu plus de 720 euros.

La semaine dernière encore, dans un endroit similaire à Port Harcourt, dans le sud, la police avait libéré 24 nouveau-nés et quatre femmes enceintes.

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