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Guinée: deux leaders du FNDC interpellés, un journaliste français expulsé

Des manifestants du FNDC dans les rues de Conakry le 6 janvier 2020 (image d'illustration).
Des manifestants du FNDC dans les rues de Conakry le 6 janvier 2020 (image d'illustration). CELLOU BINANI / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Guinée, deux responsables du Front national de défense de la Constitution ont été interpellés ce vendredi 6 mars et un journaliste français expulsé du pays. Ibrahima Diallo et Sékou Koundouno, deux figures de la société civile guinéenne ont été conduits vers une destination inconnue et leurs avocats sont sans nouvelles.

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« Les agents encagoulés ont brisé la porte, saccagé le salon et l’un d’entre eux m’a poussée violemment, il a arraché mon pagne avant de me saisir au collet », raconte terrorisée Asmaou Diallo qui dit avoir vu son mari Ibrahima Diallo ainsi que Sékou Koundouno, tous deux responsables du FNDC, embarqués de force à bord d’un pick-up blanc de ce qu’elle affirme être la Brigade de recherche et d’interpellation.

Tout cela s’est produit aux alentours de 19h15,  après une conférence de presse dénonçant des « kidnappings » et des arrestations arbitraires de personnes qui seraient ensuite détenues dans un camp militaire en Haute-Guinée.

Un journaliste expulsé

Le contrôleur général de la police Mamadou Camara dit ne pas être au courant des interpellations, mais indique que la brigade relève directement du ministre de la Sécurité Albert Damatang Camara qui n’était pas joignable vendredi dans la soirée. « Ceux qui profèrent des appels à la violence doivent s’attendre à être interpellés », indique une source au ministère.

Un peu plus tôt le journaliste français Thomas Dietrich a été conduit de force à l’aéroport. « Une expulsion en dehors de tout cadre légal » selon son avocat maître Salifou Béavogui assurant qu’il était parfaitement en règle

« Il a été décidé d’annuler son visa et de l’éloigner du territoire guinéen », indique un communiqué du ministère de la Sécurité qui accuse le journaliste de s’être « immiscé dans les activités politiques internes susceptibles de porter atteinte à l’ordre public ».

 

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