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Djibouti: l'opposition se plaint d'une répression par le pouvoir

Vue d'une rue de la ville Djibouti en 2016 (Image d'illustration).
Vue d'une rue de la ville Djibouti en 2016 (Image d'illustration). Flickr.com CC BY 2.0 Francisco Anzola

À Djibouti, le parti ARD [Alliance républicaine pour la démocratie] dénonce l’arrestation d’un de ses membres, tandis que le RADDE [Rassemblement pour l’action, la démocratie et le développement écologique] s’insurge contre la restriction de ses libertés, car le gouvernement a interdit une manifestation qu’il comptait organiser.

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Avec notre correspondant à Nairobi,

À Djibouti, l’ARD [Alliance républicaine pour la démocratie] parle de kidnapping et séquestration arbitraire. Selon ce parti d’opposition, l’un de ses membres, Dilleyta Tourab, a été arrêté par des hommes encagoulés, avant d’être détenus au secret, pendant quatre jours, puis incarcéré à la prison de Gabode, le samedi 7 mars.

Le mouvement y voit une répression politique, en « faisant taire une voix discordante avant une candidature du président [Ismaïl Omar] Guelleh pour un cinquième mandat ». En effet, le chef de l’État n’a pas encore dévoilé ses intentions pour le scrutin de mai 2021, mais beaucoup spéculent sur sa décision.

Daoud Houmed, un des porte-parole de la majorité, réfute les critiques. « Des kidnappeurs n’amènent pas leur prisonnier à la justice. Laissons l’instruction se terminer. S’il est innocent, il sera relâché », dit-il.

De son côté, le RADDE [Rassemblement pour l’action, la démocratie et le développement écologique] souhaitait manifester devant l’Assemblée nationale, le 16 avril prochain. Il entendait mener ainsi une action contre la vie chère, pour le respect des libertés fondamentales et une transparence des prochaines élections, mais le ministre de l’Intérieur a refusé.

« Nervosité du pouvoir »

Pour le patron du RADDE, Abdourahman Mohamed Guelleh, à un an de la présidentielle « il y a peut-être une nervosité du pouvoir ». Pour lui, cette décision « confirme le caractère totalitaire du régime. À force d’étouffer la population, je crains qu’elle n’explose », ajoute-t-il.

Daoud Houmed met, quant à lui, cette interdiction sur le compte de questions sécuritaires. « Notre pays abrite des bases militaires étrangères. Or, il y a des mouvements terroristes dans la région qui cherchent la moindre opportunité. Cette manifestation est inopportune », conclut le porte-parole de la majorité.

Lire aussi : Djibouti sous tension après le placement en détention de Kako Houmed Kako

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