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Côte d'Ivoire: le PDCI toujours vent debout contre la Commission électorale indépendante

En Côte d'Ivoire, la composition de la CEI est un point central des griefs que l’opposition reproche au gouvernement. (élections locales d'octobre 2018 à Abobo, illustration).
En Côte d'Ivoire, la composition de la CEI est un point central des griefs que l’opposition reproche au gouvernement. (élections locales d'octobre 2018 à Abobo, illustration). SIA KAMBOU / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 min

En Côte d’Ivoire, le parti d'opposition PDCI rejette un poste au sein de la Commission électorale indépendante. L’opposition refuse de siéger au sein de cette commission qu’elle juge trop inféodée au pouvoir. Le PDCI et d’autres formations ont donc une nouvelle fois porté le cas devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, qui avait déjà demandé à la Côte d’Ivoire de réformer sa CEI. La Cour doit se pencher sur la question ce jeudi.

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Merci mais non merci ! Voilà en substance la réponse du PDCI au gouvernement qui proposait de lui octroyer un siège -un 4e poste qui a été créé la semaine dernière par le gouvernement en signe de décrispation- au sein de la commission centrale de la CEI ainsi que dans les commissions locales en signe de décrispation.

L’année dernière, l'opposition avait déjà claqué la porte des négociations, estimant que le gouvernement n’envisageait qu’une recomposition à minima alors que selon elle il fallait tout remettre à plat.

Il faut dire que cette question de la CEI est un point central des griefs que l’opposition reproche au gouvernement. Et que même les partenaires internationaux de la Côte d’Ivoire s’inquiète de cette commission qui n’inclut pas les principaux partis d’opposition alors que se profilent des échéances électorales tendues.

Mais pour le PDCI le geste du gouvernement n’est pas suffisant. « Il ne s’agissait pas seulement d’obtenir une place au sein dudit organe, mais d’en obtenir une réforme qui assure l’égalité de tous devant la loi et la libre participation des citoyens aux affaires publiques du pays », écrit le numéro 2 du PDCI dans une lettre en date du 9 mars et adressée au ministre de l’Administration du territoire, Maurice Kakou Guikahue.

Le PDCI compte donc sur une décision favorable de la Cour africaine et  décline d’ailleurs la proposition d’un éventuel accord. « La Cour nous a interrogés et vous également sur un règlement amiable sous son égide, si elle venait à retenir sa compétence. Notre parti (…) vous prie de bien vouloir réserver nos échanges à l’auguste institution devant laquelle nous comparaîtrons », écrit encore le secrétaire exécutif du PDCI, manifestement confiant dans l’issue.

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